Accès aux combles, caves, garage, dépendances, installations et assainissement doit être préparé.
Sommaire du guide national
Diagnostic immobilier en France : définition, utilité et portée nationale
Le diagnostic immobilier désigne un ensemble de contrôles, constats, mesurages et états destinés à informer les parties sur les caractéristiques techniques, sanitaires, énergétiques ou environnementales d’un bien. Il ne s’agit pas d’une expertise générale du bâtiment : chaque mission répond à un objet précis, à une méthode et à un cadre réglementaire propres.
Dans une vente ou une location, les documents sont réunis dans le dossier de diagnostic technique, souvent appelé DDT. Ce dossier contribue à la transparence de la transaction. Il permet à l’acquéreur ou au locataire d’identifier les informations essentielles avant de s’engager et aide le propriétaire à sécuriser son dossier.
Les besoins varient fortement selon la nature du bien, son année de construction, l’âge des installations, son classement énergétique, sa localisation et l’opération envisagée. Une maison ancienne située en zone termites ne requiert pas le même ensemble de documents qu’un appartement récent loué dans une copropriété.
Le Dossier de Diagnostic Technique : organiser les obligations sans confusion
Le DDT n’est pas un diagnostic unique. C’est un dossier qui rassemble les documents exigés pour une opération déterminée. Sa composition doit être vérifiée au cas par cas. Certains documents sont produits par un diagnostiqueur certifié, d’autres peuvent être établis par le propriétaire à partir de données officielles, et certains dépendent d’un arrêté local.
| Élément | Vente | Location | Point de vigilance |
|---|---|---|---|
| DPE | Très fréquent, sauf cas d’exemption | Très fréquent, sauf cas d’exemption | Vérifier validité, numéro Ademe et cohérence avec le bien |
| Amiante | Selon permis antérieur au 1er juillet 1997 | Tenu à disposition selon le cas | Ne pas confondre état avant vente, DTA et repérage avant travaux |
| Plomb (CREP) | Logements construits avant 1949 | Logements construits avant 1949 | Durée de validité différente selon présence ou absence de plomb |
| Gaz / électricité | Installations de plus de 15 ans | Installations de plus de 15 ans | Contrôle de sécurité, pas attestation de conformité |
| État des risques | Selon la situation du bien | Selon la situation du bien | Document daté et adapté à l’adresse |
| Termites / bruit | Selon zonage | Bruit selon zonage | Consulter arrêtés et plans officiels |
| Mesurage | Carrez pour lots concernés | Surface habitable | Méthodes et exclusions différentes |
La remise tardive d’un document, l’utilisation d’un rapport périmé ou l’absence d’une information locale peuvent retarder la signature et engager la responsabilité du propriétaire. Il est donc préférable d’anticiper le dossier avant la publication de l’annonce ou, au plus tard, avant l’engagement contractuel.
Diagnostic immobilier pour une vente : maison, appartement et immeuble
Vente d’une maison individuelle
Pour une maison, le propriétaire doit vérifier le DPE, l’éventuel audit énergétique, le plomb, l’amiante, les installations gaz et électricité, l’assainissement, les termites, l’état des risques et le bruit selon les caractéristiques du bien. Le carnet d’information du logement peut également être concerné selon la date du permis ou des travaux.
Vente d’un appartement
Pour un appartement, le DDT porte sur le lot privatif et doit être articulé avec les informations de copropriété. La surface privative loi Carrez doit être mentionnée lorsque le régime s’applique. Les documents relatifs aux parties communes ne dispensent pas des diagnostics nécessaires dans le lot.
Vente d’un immeuble entier
La vente d’un immeuble détenu en monopropriété nécessite une définition précise du périmètre : nombre de bâtiments, logements, locaux annexes, installations collectives, parties non chauffées et dépendances. L’audit énergétique réglementaire peut être requis pour un immeuble en monopropriété classé E, F ou G en 2026 en métropole.
Diagnostic immobilier pour une location : informer avant la signature du bail
Le bailleur remet au futur locataire un DDT adapté au logement. En 2026, il comprend notamment le DPE, le CREP pour les logements antérieurs à 1949, les états gaz et électricité pour les installations de plus de quinze ans, l’état des risques et l’information sur le bruit lorsque le zonage l’exige. L’amiante doit être tenu à disposition sur demande dans les conditions applicables.
Le dossier est annexé au bail lors de la signature et lors du renouvellement. La transmission dématérialisée est admise sauf opposition. Un dossier complet doit être cohérent avec le logement effectivement loué, ses annexes, ses équipements et son adresse exacte.
Décence énergétique en 2026
En France métropolitaine, les logements classés G ne satisfont plus au niveau minimal de performance énergétique exigé pour la décence depuis le 1er janvier 2025. Les étapes suivantes prévues sont la classe F à partir de 2028 et la classe E à partir de 2034. En Guadeloupe, Martinique, Guyane, à La Réunion et à Mayotte, le calendrier est décalé : classe G à partir de 2028 puis classe F à partir de 2031.
Adapter la mission au type de bien et à son usage
Le lot privatif, les annexes et les informations de copropriété doivent être distingués.
Les diagnostics collectifs et les diagnostics du lot répondent à des périmètres différents.
Le nombre d’unités, les équipements communs et la monopropriété modifient le cadrage.
Usage, ERP éventuel, installations, surfaces et certification avec mention peuvent être concernés.
Plomb, amiante, réseaux anciens, accès difficiles et travaux antérieurs exigent davantage de préparation.
Les obligations sont souvent plus limitées, mais DPE, risques, bruit et documents de construction restent à vérifier.
Climat, zonages, calendrier énergétique et règles locales peuvent différer de la métropole.
Le repérage avant travaux porte sur les matériaux affectés par le programme et ne se limite pas au DDT.
Les principaux diagnostics et documents à connaître en 2026
DPE
Le diagnostic de performance énergétique estime la performance énergétique et climatique du logement ou du bâtiment selon une méthode réglementaire. Il comporte des étiquettes, des informations sur les équipements et des recommandations. Le DPE est opposable, transmis à l’Ademe et identifié par un numéro.
Préparation utile : Vérifier l’adresse, la surface de référence, les données d’entrée, les justificatifs de travaux, les systèmes de chauffage, d’eau chaude, de refroidissement et de ventilation.
Audit énergétique réglementaire
L’audit énergétique complète le DPE lors de la vente de certaines maisons individuelles et de certains immeubles en monopropriété. En 2026, il concerne en métropole les classes E, F et G. Il propose au moins deux parcours de travaux vers une rénovation performante, avec estimation des coûts et résultats attendus.
Préparation utile : Remettre le DPE, les factures de travaux, plans, diagnostics existants et informations sur les équipements. L’auditeur doit visiter le bâtiment.
Amiante
L’état d’amiante avant vente concerne les immeubles dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997. Les obligations diffèrent selon les parties privatives, les parties communes, l’usage et la nature de l’opération.
Préparation utile : Ne jamais utiliser un état avant vente pour définir à lui seul le périmètre d’un chantier. Les repérages avant travaux ou avant démolition sont plus approfondis.
Plomb – CREP
Le constat de risque d’exposition au plomb concerne les logements construits avant le 1er janvier 1949. Il recherche les revêtements contenant du plomb et décrit leur état de conservation.
Préparation utile : En présence de concentrations supérieures au seuil réglementaire, la validité et les obligations du propriétaire diffèrent. Les travaux dégradant les peintures peuvent exiger une démarche spécifique.
État de l’installation intérieure de gaz
L’état gaz vise les installations de plus de quinze ans dans les situations prévues. Il identifie des anomalies pouvant affecter la sécurité sans constituer une attestation de conformité ni une opération d’entretien.
Préparation utile : Rendre accessibles chaudière, tuyauteries, robinets, appareils et ventilation. Prévoir les clés et remettre les certificats ou factures disponibles.
État de l’installation intérieure d’électricité
L’état électrique concerne les installations de plus de quinze ans. Il examine des points de sécurité : appareil général de commande, protections, liaison équipotentielle, matériels vétustes et risques de contact direct.
Préparation utile : Le courant doit être disponible et les tableaux accessibles. Le diagnostic ne remplace ni un contrôle complet de conformité ni un devis de rénovation.
État des risques
L’état des risques informe sur les risques naturels, miniers, technologiques, sismiques, radon, recul du trait de côte et autres informations prévues par les textes selon l’adresse.
Préparation utile : Il doit être établi à partir des données officielles, daté, annexé au contrat et actualisé si la situation ou le délai l’exige.
Termites
L’état termites est exigé à la vente dans les zones délimitées par arrêté préfectoral. Il porte sur le bâtiment et ses abords accessibles selon la mission.
Préparation utile : Sa durée de validité est courte. Une nouvelle vérification peut être nécessaire si la signature intervient après expiration.
Information sur le bruit des aérodromes
L’état des nuisances sonores aériennes informe l’acquéreur ou le locataire lorsque le bien est situé dans une zone d’un plan d’exposition au bruit.
Préparation utile : Le document ne mesure pas le bruit dans le logement : il informe sur le classement réglementaire de la zone.
Radon
Le potentiel radon fait partie des informations intégrées à l’état des risques lorsque la commune est classée en zone concernée. Il ne s’agit pas systématiquement d’une mesure de concentration dans le logement.
Préparation utile : Dans certains bâtiments ou contextes professionnels, des obligations de mesurage peuvent exister en dehors du DDT résidentiel.
Mérule
Dans les zones identifiées par arrêté préfectoral, l’information relative au risque de mérule doit être portée à la connaissance de l’acquéreur. La réglementation ne crée pas partout un diagnostic mérule standard obligatoire.
Préparation utile : Une suspicion d’humidité ou de champignon justifie une expertise ciblée ; elle ne doit pas être confondue avec l’information réglementaire de zonage.
Mesurage loi Carrez
La surface privative loi Carrez doit être indiquée lors de la vente d’un lot de copropriété concerné. Certaines surfaces sont exclues selon leur hauteur, leur nature ou leur usage.
Préparation utile : Un écart supérieur au seuil légal peut ouvrir une action en diminution du prix. Les plans et le règlement de copropriété facilitent le mesurage.
Surface habitable
La surface habitable est utilisée notamment pour la location. Elle se calcule après déduction de certaines surfaces occupées par murs, cloisons, escaliers, gaines et embrasures, ainsi que des surfaces exclues par les textes.
Préparation utile : Elle ne se confond ni avec la surface au sol, ni avec la Carrez, ni avec la surface fiscale ou la surface de plancher.
Assainissement
Le contrôle d’assainissement non collectif concerne les biens non raccordés au réseau public. Pour l’assainissement collectif, des obligations locales peuvent exister selon le territoire ou un arrêté municipal.
Préparation utile : Identifier le type d’installation, le service compétent, la date du dernier contrôle et les éventuels travaux prescrits.
Repérage avant travaux
Avant des travaux susceptibles d’affecter des matériaux contenant de l’amiante ou du plomb, un repérage ciblé protège les travailleurs et permet de définir les mesures de prévention.
Préparation utile : Le programme de travaux doit être précis. Des sondages destructifs et prélèvements peuvent être nécessaires dans les zones affectées.
Repérage avant démolition
Avant démolition, le repérage recherche les matériaux concernés dans un périmètre plus large, car l’opération est susceptible d’affecter l’ensemble du bâtiment ou de la zone démolie.
Préparation utile : Le donneur d’ordre doit fournir plans, historique et accès. Le rapport doit être transmis aux entreprises avant intervention.
Dossier technique amiante – DTA
Le DTA organise la connaissance et le suivi de l’amiante dans certains immeubles bâtis antérieurs à juillet 1997, notamment hors maisons individuelles et parties privatives selon le cadre applicable.
Préparation utile : Il doit être tenu à jour, communiqué aux personnes concernées et intégrer les repérages, évaluations périodiques, travaux et consignes.
Diagnostic technique global – DTG
Le DTG concerne la copropriété. Il analyse l’état apparent des parties communes et équipements, les améliorations possibles, la situation du syndicat et la performance énergétique dans le cadre prévu.
Préparation utile : Il ne remplace pas les diagnostics individuels d’un lot vendu ou loué et doit être articulé avec le plan pluriannuel de travaux lorsqu’il existe.
Réglementation du diagnostic immobilier en 2026
DPE et validité des anciens diagnostics
Le DPE est généralement valable dix ans. Les anciens DPE antérieurs à la réforme du 1er juillet 2021 ne sont plus utilisables en 2026 : ceux réalisés entre 2013 et 2017 ont expiré fin 2022, et ceux réalisés entre 2018 et le 30 juin 2021 ont expiré fin 2024. Le rapport doit comporter un numéro d’identification transmis à l’Ademe.
Audit énergétique obligatoire à la vente
En métropole, l’audit réglementaire est obligatoire en 2026 lors de la vente d’une maison individuelle ou d’un immeuble en monopropriété classé E, F ou G. L’extension à la classe D est prévue à partir du 1er janvier 2034. Dans les DROM, l’obligation s’applique aux classes F et G depuis le 1er juillet 2024 puis à la classe E à partir du 1er janvier 2028.
Décence énergétique des locations
En métropole, depuis le 1er janvier 2025, le niveau minimal correspond à la classe F : les logements classés G ne peuvent donc plus être proposés ou maintenus à la location dans les situations visées. La classe F sera exclue à partir de 2028 et la classe E à partir de 2034. En Guadeloupe, Martinique, Guyane, à La Réunion et à Mayotte, les échéances prévues sont 2028 pour la classe G puis 2031 pour la classe F.
DDT vente et DDT location
Le vendeur joint le DDT à la promesse ou, à défaut, à l’acte. Le bailleur annexe le DDT au bail et au renouvellement. Les listes diffèrent selon maison ou appartement, âge des installations, année de construction, localisation, assainissement et régime de copropriété.
Amiante, plomb, gaz et électricité
L’amiante dépend notamment d’un permis de construire antérieur au 1er juillet 1997. Le CREP vise les logements construits avant le 1er janvier 1949. Les états gaz et électricité s’appliquent aux installations de plus de quinze ans dans les opérations concernées. Ces diagnostics doivent être réalisés par des professionnels certifiés dans leur domaine.
Risques, termites, bruit et mesurages
L’état des risques est établi à partir des informations officielles applicables à l’adresse. L’état termites dépend d’un arrêté préfectoral. L’information bruit dépend du plan d’exposition au bruit d’un aérodrome. La loi Carrez et la surface habitable répondent à des règles de calcul distinctes.
Certification, assurance, indépendance
Le diagnostiqueur doit détenir la certification correspondant à la mission, souscrire une assurance couvrant sa responsabilité et exercer avec impartialité. Depuis le 1er janvier 2026, l’examen pratique de certification DPE repose sur la réalisation complète d’un diagnostic sur bâtiment réel. Certaines missions sur bâtiments collectifs ou professionnels nécessitent une certification avec mention.
Transmission, conservation et responsabilité
Le diagnostiqueur transmet les DPE et audits concernés à l’Ademe selon le dispositif réglementaire. Le propriétaire conserve les rapports, les remet au bon moment et signale les informations utiles. Le diagnostiqueur répond de la qualité de sa mission dans son périmètre ; le propriétaire reste responsable de l’exactitude des données qu’il fournit et de la remise des documents.
| Sujet | Règle 2026 | Échéance suivante | À vérifier |
|---|---|---|---|
| Location métropole | Classe G exclue du niveau minimal | Classe F en 2028, E en 2034 | Date et type de bail, exceptions |
| Location DROM | Calendrier spécifique non encore déclenché en 2026 | Classe G en 2028, F en 2031 | Territoire et régime applicable |
| Audit vente métropole | Maisons et monopropriétés E, F, G | Classe D en 2034 | Nature du bien et DPE valide |
| Audit vente DROM | Classes F et G | Classe E en 2028 | Territoire et date de vente |
| Ancien DPE | DPE antérieurs à juillet 2021 expirés | — | Numéro Ademe et date |
| Gaz / électricité | Installations de plus de 15 ans | Selon évolution des textes | Âge réel et certificats disponibles |
Validité des diagnostics : raisonner document par document
La durée de validité n’est pas uniforme. Elle dépend du diagnostic, du résultat, de l’opération et parfois de la date du rapport. Un document encore valide juridiquement peut devenir inadapté si le bien a été transformé, divisé, agrandi, rénové ou si les équipements ont changé.
| Document | Ordre de grandeur courant | Particularité |
|---|---|---|
| DPE | 10 ans | Sous réserve des règles transitoires et de la cohérence du bien |
| Audit énergétique | 5 ans | À vérifier selon date et usage du document |
| Amiante vente | Illimitée si absence pour certains rapports récents | Contrôle à actualiser selon date, résultat ou travaux |
| CREP vente | 1 an si plomb au-dessus du seuil ; illimité si absence | Location : 6 ans si présence au-dessus du seuil |
| Gaz / électricité vente | 3 ans | Location : 6 ans |
| Termites | 6 mois | Dépend du zonage au moment de la vente |
| État des risques | 6 mois | Doit rester actualisé à la signature |
| Assainissement non collectif | 3 ans | Selon contrôle du SPANC |
| Carrez | Sans limite si aucune modification | À refaire après travaux affectant les surfaces |
Prix, délais d’intervention et facteurs tarifaires
Les tarifs ne sont pas fixés par l’État. Ils reflètent le temps de préparation, de déplacement, de visite, de relevé, de contrôle documentaire, d’analyse et de rédaction. La surface seule ne suffit pas à prévoir le prix.
Nombre de pièces, niveaux, annexes, lots, dépendances et accessibilité influencent la durée.
Un pack vente ancien mobilise davantage de contrôles qu’un dossier location récent.
Les bâtiments anciens exigent souvent plus de repérages et de justificatifs.
Distance, circulation, stationnement, insularité et zonages jouent sur l’organisation.
Un délai court dépend des créneaux disponibles et peut modifier les conditions.
Des plans et justificatifs fiables limitent les hypothèses et les reprises.
Délais réalistes
Le délai comprend la disponibilité du professionnel, la visite, d’éventuelles analyses en laboratoire et la production du rapport. Les repérages amiante ou plomb avant travaux peuvent être plus longs qu’un DDT standard en raison des prélèvements et du programme de travaux.
DIAGUIM structure la pré-réservation puis recherche une orientation selon la zone et les partenaires disponibles. Aucun délai n’est garanti avant confirmation par un professionnel.
Préparer l’intervention : documents, accès et informations à transmettre
| À préparer | Pourquoi | Exemples |
|---|---|---|
| Identité du bien | Définir le périmètre exact | Adresse, bâtiment, escalier, étage, numéro de lot |
| Plans et surfaces | Fiabiliser les relevés | Plans, Carrez antérieure, permis, déclarations de travaux |
| Historique | Comprendre les transformations | Dates de construction, extensions, rénovations |
| Énergie | Documenter les équipements | Factures, notices, références chaudière, PAC, ventilation |
| Diagnostics antérieurs | Éviter les doublons et comparer | DPE, amiante, plomb, gaz, électricité, ERP |
| Copropriété | Articuler privatif et collectif | Règlement, tantièmes, DTA, diagnostics communs |
| Accès | Inspecter toutes les zones | Clés de cave, grenier, garage, local technique, dépendances |
| Sécurité | Permettre les contrôles | Électricité et gaz en service lorsque la mission le nécessite |
Le jour de l’intervention
- Dégager les tableaux électriques, chaudières, compteurs, trappes, combles et appareils.
- Signaler les zones dangereuses, fragiles, condamnées ou occupées.
- Informer le diagnostiqueur des travaux récents et des matériaux connus.
- Prévoir l’accès à toutes les annexes comprises dans la mission.
- Ne pas masquer une anomalie ou une zone inaccessible : elle sera signalée au rapport.
- Vérifier avant le départ que toutes les pièces et dépendances prévues ont été visitées.
Responsabilités du propriétaire et du diagnostiqueur
Responsabilité du propriétaire vendeur ou bailleur
Le propriétaire commande les missions nécessaires, fournit des informations exactes, organise l’accès, remet les rapports dans les délais et tient compte de leurs conclusions. Il doit signaler les travaux, sinistres, divisions, changements d’usage et documents antérieurs. Une omission volontaire ou une fausse déclaration peut fragiliser la transaction.
Responsabilité du diagnostiqueur
Le diagnostiqueur applique la méthode correspondant à sa certification, respecte son devoir d’indépendance, décrit les limites de mission et produit un rapport exploitable. Sa responsabilité peut être engagée en cas de faute dans l’exécution du diagnostic, dans les limites du périmètre réellement confié et accessible.
Indépendance et impartialité
Le professionnel ne doit pas avoir de lien susceptible de compromettre son impartialité avec le propriétaire, son mandataire ou une entreprise pouvant réaliser des travaux recommandés. Cette exigence protège la fiabilité de l’information et la confiance des parties.
Métropole, Martinique et territoires ultramarins : distinguer sans généraliser
La plupart des principes du DDT sont nationaux, mais certains calendriers énergétiques, méthodes, risques et arrêtés diffèrent. En Martinique et dans les autres DROM, le calendrier de décence énergétique et celui de l’audit réglementaire ne sont pas identiques à la métropole.
Les risques naturels, sismiques, cycloniques, volcaniques, littoraux, radon ou termites varient selon les communes. L’état des risques doit toujours être établi pour l’adresse précise à partir des données officielles en vigueur.
DIAGUIM développe son réseau progressivement en France et en Martinique. La présence d’une page nationale ou locale ne signifie pas qu’un partenaire est immédiatement disponible dans toutes les communes. Chaque demande est examinée selon son périmètre et les disponibilités réelles.
Comment fonctionne DIAGUIM pour les particuliers ?
DIAGUIM organise une première étape simple : la pré-réservation. Le particulier décrit son projet, son bien, sa localisation et son délai. Ces données servent à qualifier la demande et à éviter une orientation approximative.
Vente, location, maison, appartement, surface, ancienneté et adresse.
Identifier les contrôles probables sans prétendre remplacer l’analyse réglementaire.
Tenir compte de la localisation, des risques et du développement du réseau.
Rechercher un partenaire indépendant adapté et disponible.
Le professionnel précise le périmètre, les conditions, le prix et le rendez-vous.
La visite et les rapports relèvent du diagnostiqueur missionné.
Le réseau DIAGUIM pour les diagnostiqueurs indépendants
DIAGUIM développe un réseau structuré de diagnostiqueurs indépendants. L’objectif est d’organiser les demandes, de faciliter leur qualification et de proposer des outils de suivi sans retirer au professionnel sa responsabilité technique, ses certifications ni son indépendance.
Le professionnel présente son activité, sa zone, ses certifications et son assurance.
Les éléments sont examinés avant l’activation du parcours partenaire.
Un espace et un cockpit sont prévus pour suivre les opportunités et les missions.
Les demandes sont structurées avant orientation afin de limiter les dossiers incomplets.
Chaque partenaire reste responsable de ses prix, disponibilités, missions et rapports.
Le réseau avance zone par zone, sans promesse de couverture totale immédiate.
Poursuivre votre recherche dans le centre de ressources
Comprendre le DDT vendeur, les documents à anticiper et les différences entre maison et appartement.
Lire le guide vente →Retrouver les guides publiés et les pages locales réellement disponibles.
Accéder au centre →Transmettre les informations essentielles sans paiement immédiat.
Démarrer →FAQ nationale sur le diagnostic immobilier en 2026
Quels diagnostics sont obligatoires pour vendre une maison en 2026 ?
La liste dépend de la date de construction, de l’ancienneté des installations, de la situation géographique, de l’assainissement et de la classe énergétique. Le DPE, l’audit énergétique pour certaines maisons classées E, F ou G, l’amiante, le plomb, le gaz, l’électricité, l’état des risques, les termites, le bruit et l’assainissement peuvent notamment être concernés.
Quels diagnostics sont obligatoires pour vendre un appartement ?
Le vendeur doit constituer un DDT adapté au lot : DPE, plomb selon l’ancienneté, amiante selon la date du permis de construire, gaz et électricité selon l’âge des installations, état des risques, termites et bruit selon la zone. La surface privative loi Carrez doit également être indiquée pour un lot de copropriété concerné.
Quels diagnostics le bailleur remet-il au locataire ?
Le DDT location comprend notamment le DPE, le CREP pour les logements construits avant 1949, les états gaz et électricité lorsque les installations ont plus de quinze ans, l’état des risques et l’information bruit lorsque le bien se situe dans une zone concernée. Le diagnostic amiante est tenu à disposition du locataire sur demande.
Un logement classé G peut-il être loué en 2026 ?
En métropole, depuis le 1er janvier 2025, un logement classé G ne satisfait plus au niveau minimal de performance énergétique exigé pour la décence lors d’une nouvelle location, d’un renouvellement ou d’une reconduction tacite, sous réserve des règles et exceptions applicables au dossier réel.
Quand l’audit énergétique réglementaire est-il obligatoire ?
En 2026, il accompagne la vente d’une maison individuelle ou d’un immeuble en monopropriété classé E, F ou G en métropole. Dans les départements et régions d’outre-mer, le calendrier diffère : l’obligation vise les classes F et G depuis le 1er juillet 2024, puis la classe E à partir du 1er janvier 2028.
Combien de temps un DPE est-il valable ?
Un DPE est en principe valable dix ans. Toutefois, les DPE réalisés avant le 1er juillet 2021 ont bénéficié de périodes transitoires désormais expirées : les DPE réalisés entre 2013 et 2017 n’étaient valables que jusqu’au 31 décembre 2022 et ceux réalisés entre 2018 et le 30 juin 2021 jusqu’au 31 décembre 2024.
Qui peut réaliser un diagnostic immobilier ?
Les diagnostics relevant d’une certification doivent être effectués par un professionnel certifié pour le domaine concerné, assuré en responsabilité civile professionnelle et indépendant de manière à préserver son impartialité. Les compétences exigées diffèrent selon le diagnostic et parfois selon le type de bâtiment.
Le prix des diagnostics est-il réglementé ?
Non. Le prix varie selon le nombre de contrôles, la surface, la configuration, l’ancienneté, la localisation, les dépendances, les documents disponibles et le délai souhaité. Une demande bien renseignée facilite une estimation cohérente.
Peut-on réutiliser d’anciens diagnostics ?
Oui, lorsqu’ils sont encore valides, adaptés au bien et compatibles avec l’opération envisagée. Une vente et une location n’emploient pas toujours les mêmes durées de validité. Toute modification du bien, des installations ou de la réglementation peut imposer une actualisation.
DIAGUIM demande-t-il un paiement lors de la pré-réservation ?
Non. La pré-réservation DIAGUIM sert à qualifier le besoin, organiser les informations et rechercher une orientation adaptée. Aucun paiement immédiat n’est demandé à cette étape.
DIAGUIM garantit-il une intervention partout en France ?
Non. Le réseau se développe progressivement en France et en Martinique. La possibilité d’orienter une demande dépend de la zone, du type de mission et des disponibilités réelles des partenaires indépendants.
Quels documents préparer avant la visite ?
Préparez les anciens diagnostics, plans, acte ou règlement de copropriété, références cadastrales, factures de travaux, attestations d’entretien, informations sur l’énergie, la chaudière, l’assainissement et les accès aux locaux, combles, caves, garages et dépendances.
Faut-il être présent pendant l’intervention ?
La présence du propriétaire n’est pas toujours obligatoire, mais l’accès complet doit être organisé. Une personne mandatée peut accueillir le diagnostiqueur, fournir les documents et signaler les particularités du bien.
Quelle différence entre surface habitable et loi Carrez ?
La surface habitable répond au code de la construction et de l’habitation et sert notamment en location. La loi Carrez concerne la surface privative d’un lot de copropriété vendu. Les exclusions et modes de calcul ne sont pas identiques.
L’ERP peut-il être préparé par le propriétaire ?
L’état des risques peut être établi directement par le vendeur ou le bailleur à partir des informations officielles, à condition d’être complet, exact, à jour et adapté à l’adresse. Il doit respecter la durée de validité applicable au moment de la signature.
Le diagnostic termites est-il obligatoire partout ?
Non. Il est exigé pour la vente lorsqu’un bien se situe dans une zone délimitée par arrêté préfectoral comme infestée ou susceptible de l’être à court terme.
Le diagnostic bruit concerne-t-il tous les biens ?
Non. L’état des nuisances sonores aériennes concerne les biens situés dans une zone d’exposition au bruit d’un aérodrome définie par un plan d’exposition au bruit.
Que signifie DTA ?
Le dossier technique amiante regroupe, pour certains immeubles bâtis dont le permis de construire est antérieur au 1er juillet 1997, les repérages, évaluations, travaux et consignes liés à l’amiante dans les parties concernées. Il ne se confond pas avec un simple état amiante avant vente.
Que signifie DTG ?
Le diagnostic technique global informe une copropriété sur l’état apparent des parties communes et équipements, les améliorations possibles, la situation du syndicat et la performance énergétique selon le cadre applicable. Il répond à une logique collective, différente du DDT d’une vente.
Un diagnostic avant travaux remplace-t-il le DDT ?
Non. Le repérage avant travaux ou avant démolition répond à la protection des travailleurs et à la préparation du chantier. Son périmètre est destructif ou ciblé selon le programme de travaux et ne remplace pas les diagnostics de vente ou de location.
Sources réglementaires nationales consultées
Synthèse fondée sur les informations officielles disponibles au 19 juillet 2026 : Service-Public.fr, ministère de la Transition écologique, Légifrance et données réglementaires applicables aux diagnostics immobiliers. Vérifiez toujours les textes et arrêtés en vigueur à la date de votre opération.
Diagnostics à fournir lors d’une vente · Diagnostics à fournir lors d’une location · DPE · Audit énergétique · Conditions d’exercice du diagnostiqueur
Préparer votre demande de diagnostic immobilier
Décrivez votre bien et votre projet. DIAGUIM qualifie la pré-réservation et recherche une orientation selon la zone et les disponibilités du réseau, sans paiement immédiat.
Exemples de cadrage selon le projet immobilier
Maison ancienne vendue en métropole
Pour une maison construite avant 1949, équipée d’une installation de gaz de plus de quinze ans et classée F au DPE, le dossier peut comprendre le DPE, l’audit énergétique réglementaire, le CREP, l’état amiante si le permis est antérieur au 1er juillet 1997, les états gaz et électricité, l’état des risques, le contrôle d’assainissement, l’état termites et l’information bruit selon la localisation. Le propriétaire doit aussi préparer les justificatifs de travaux et les accès aux annexes.
Appartement récent proposé à la location
Un appartement récent peut nécessiter un DPE, un état des risques et une information bruit selon la zone. Les diagnostics gaz et électricité dépendent de l’ancienneté des installations. La surface habitable doit être cohérente avec le bail. Les informations de copropriété et les éventuels documents collectifs ne se substituent pas au DDT propre au logement.
Immeuble en monopropriété classé E
En 2026, la vente en métropole d’un immeuble composé de plusieurs logements appartenant à un seul propriétaire et classé E nécessite un audit énergétique réglementaire en complément du DPE. Le périmètre doit inclure les bâtiments, logements, équipements collectifs, parties communes et annexes visés. La préparation documentaire est déterminante pour obtenir des scénarios de travaux cohérents.
Maison en Martinique
Le DDT reste fondé sur les caractéristiques du bien et les règles nationales, mais les risques, le climat, les arrêtés locaux et le calendrier énergétique ultramarin doivent être distingués de la métropole. En 2026, l’audit réglementaire concerne les ventes de maisons ou monopropriétés classées F ou G dans les DROM ; l’extension à la classe E est prévue en 2028.
Travaux lourds dans un bâtiment antérieur à 1997
Le donneur d’ordre doit définir le programme de travaux puis organiser un repérage amiante avant travaux adapté aux matériaux susceptibles d’être affectés. Un état amiante de vente ne suffit pas. Des sondages, prélèvements et analyses peuvent être nécessaires. Les résultats doivent être communiqués aux entreprises afin qu’elles préparent les modes opératoires et protections adaptés.
Vente d’un lot après rénovation
Après une redistribution des pièces, une création de mezzanine, une isolation ou un changement de chauffage, les anciens rapports doivent être contrôlés. Le mesurage Carrez, la surface habitable et le DPE peuvent ne plus correspondre au bien. Les diagnostics encore valides doivent également être relus pour vérifier leur périmètre et les zones anciennement inaccessibles.
Comment lire un rapport de diagnostic immobilier
Un rapport doit être lu dans son ensemble. La page de synthèse facilite la compréhension, mais les annexes, photographies, croquis, réserves et limites de mission expliquent souvent la portée réelle des conclusions.
Contrôlez l’adresse, le lot, le bâtiment, les annexes, le propriétaire et la date de visite.
Vérifiez les pièces, locaux, équipements et matériaux effectivement examinés.
Lisez les anomalies, concentrations, classements, recommandations et obligations associées.
Repérez les zones inaccessibles, équipements hors service, documents absents et hypothèses.
Contrôlez la durée applicable à l’opération et les changements intervenus depuis la visite.
Vérifiez l’identité du diagnostiqueur, sa certification, son assurance et le numéro Ademe du DPE.
Anomalie ne signifie pas automatiquement interdiction
Un diagnostic gaz ou électricité peut relever des anomalies de gravité différente. Le rapport précise leur nature et, le cas échéant, les mesures immédiates. Une anomalie n’équivaut pas toujours à une interdiction de vendre, mais elle informe l’acquéreur et peut nécessiter une action de sécurité.
Recommandation ne signifie pas toujours obligation de travaux
Le DPE et l’audit comportent des recommandations ou scénarios. Leur statut doit être distingué des obligations légales de décence, de sécurité ou de mise en conformité. Le propriétaire doit analyser les textes applicables, les conclusions du rapport et son projet contractuel.
Une réserve doit être levée lorsque le dossier l’exige
Lorsqu’une zone n’a pas pu être visitée, le rapport mentionne une limite. Si cette zone est importante pour la transaction ou les travaux, une visite complémentaire peut être nécessaire. Le propriétaire ne doit pas présenter un rapport partiel comme une inspection complète.
Glossaire du diagnostic immobilier
| Terme | Définition pratique |
|---|---|
| DDT | Dossier de diagnostic technique regroupant les documents à remettre pour une vente ou une location. |
| DPE | Diagnostic de performance énergétique évaluant la performance énergétique et climatique d’un logement ou bâtiment. |
| CREP | Constat de risque d’exposition au plomb pour les logements construits avant 1949. |
| ERP | État des risques établi pour une adresse à partir des informations officielles. |
| DTA | Dossier technique amiante assurant le suivi de l’amiante dans certains immeubles bâtis. |
| DTG | Diagnostic technique global destiné à informer une copropriété sur l’état de l’immeuble et les travaux à prévoir. |
| PPPT / PPT | Projet de plan pluriannuel de travaux et plan adopté pour programmer les travaux d’une copropriété. |
| SPANC | Service public d’assainissement non collectif chargé notamment du contrôle des installations autonomes. |
| Ademe | Agence de la transition écologique recevant les données réglementaires des DPE et audits concernés. |
| Certification avec mention | Extension de compétence nécessaire pour certaines missions sur bâtiments collectifs ou professionnels. |
| Monopropriété | Immeuble détenu par un seul propriétaire, à distinguer d’une copropriété composée de plusieurs copropriétaires. |
| Partie privative | Partie d’un lot réservée à l’usage exclusif du copropriétaire. |
| Partie commune | Partie d’un immeuble affectée à l’usage ou à l’utilité de plusieurs copropriétaires. |
| Surface de référence | Surface utilisée par la méthode DPE selon les règles applicables, distincte de la Carrez et de la surface habitable. |
| Opposabilité | Possibilité pour une partie d’invoquer les informations du diagnostic dans le cadre de la responsabilité applicable. |
| Arrêté préfectoral | Acte local pouvant délimiter des zones termites, mérule ou autres obligations territoriales. |
| Plan d’exposition au bruit | Document réglementaire définissant les zones exposées au bruit autour d’un aérodrome. |
| Repérage destructif | Investigation nécessitant l’ouverture ou le prélèvement de matériaux, fréquente avant travaux ou démolition. |
| Prélèvement | Échantillon envoyé à un laboratoire accrédité pour déterminer la présence d’un matériau ou d’une substance. |
| Pré-réservation | Étape DIAGUIM de qualification et d’orientation, sans paiement immédiat ni garantie automatique d’intervention. |
À quel moment commander les diagnostics ?
Identifier les obligations, vérifier les anciens rapports et commander le DPE afin d’afficher les informations énergétiques requises.
Pour les ventes soumises à audit énergétique, préparer le document afin de pouvoir le remettre au candidat acquéreur dès la première visite.
Constituer le DDT complet, actualiser l’état des risques et vérifier les diagnostics à durée courte.
Mettre à jour les documents si des travaux, une division, un sinistre, un changement d’équipement ou une modification de surface interviennent.
Définir le programme puis commander les repérages adaptés suffisamment tôt pour intégrer les résultats aux consultations des entreprises.
Anticiper ne signifie pas commander tous les diagnostics sans analyse. Une mission trop précoce peut expirer avant la signature ; une mission trop tardive peut retarder le projet. La bonne date dépend du document, de sa durée de validité et du calendrier contractuel.
Pourquoi la qualité des informations fournies change le résultat
Le diagnostiqueur observe le bâtiment et applique une méthode, mais certaines données doivent être justifiées. Une facture d’isolation, une référence de menuiserie, une notice de chaudière ou un plan précis peuvent éviter l’emploi de valeurs par défaut. À l’inverse, une simple déclaration orale non documentée n’a pas toujours la même valeur.
Justificatifs utiles pour le DPE
- Factures et descriptifs d’isolation avec épaisseur et résistance thermique.
- Références des fenêtres, vitrages, chaudières, pompes à chaleur et chauffe-eau.
- Plans cotés, surfaces, volumes et dates des extensions.
- Contrats ou attestations d’entretien des équipements.
- Documents de copropriété sur le chauffage et l’eau chaude collectifs.
Informations utiles pour l’amiante et le plomb
- Date du permis de construire et phases successives du bâtiment.
- Rapports antérieurs, analyses de laboratoire et travaux de retrait.
- Plans indiquant les matériaux remplacés ou conservés.
- Procès-verbaux de restitution après désamiantage lorsque disponibles.
Informations utiles pour les installations
- Âge approximatif et historique des rénovations gaz et électricité.
- Attestations de conformité, certificats et factures d’entreprises.
- Notices des appareils fixes et localisation des coupures.
- Accès aux locaux techniques, compteurs et tableaux secondaires.
Du projet immobilier au rapport final : déroulement détaillé
1. Définir précisément le projet
La première question n’est pas « quel pack choisir ? », mais « quelle opération préparez-vous ? ». Une vente, une location, une mise en copropriété, un chantier, une démolition ou un changement d’usage ne déclenchent pas les mêmes missions. Il faut également distinguer maison, appartement, immeuble en monopropriété, lot commercial, parties communes et dépendances.
2. Recenser les caractéristiques du bien
L’année de construction, la date du permis, la surface, le nombre de niveaux, la présence de gaz, l’âge de l’électricité, le mode de chauffage, l’assainissement, les annexes et les transformations successives orientent le dossier. Une adresse complète permet ensuite de vérifier les risques, termites, bruit et autres zonages locaux.
3. Contrôler les documents existants
Un ancien rapport peut rester utile sans être réutilisable tel quel. Il faut vérifier son identité, son périmètre, sa date, sa durée de validité, le résultat obtenu et les travaux réalisés depuis. Les DPE antérieurs à juillet 2021 sont expirés en 2026. Un mesurage antérieur peut devenir inexact après modification des cloisons ou création de surface.
4. Choisir un professionnel compétent
La certification doit couvrir chaque domaine confié. Certaines missions nécessitent une mention ou une qualification particulière. Le propriétaire peut consulter l’annuaire officiel des diagnostiqueurs certifiés et vérifier l’assurance de responsabilité civile professionnelle. Le prix ne doit pas être le seul critère : périmètre, délai, disponibilité, clarté du devis et qualité des échanges comptent également.
5. Confirmer le périmètre de mission
Le devis ou ordre de mission doit identifier le bien, l’opération, les diagnostics, les annexes, les conditions d’accès, les documents attendus et les éventuelles analyses. Pour un repérage avant travaux, le programme de travaux doit être suffisamment précis pour définir les zones et matériaux concernés. Pour un immeuble, le nombre d’unités et les équipements collectifs doivent être détaillés.
6. Organiser la visite
Le professionnel doit pouvoir accéder aux pièces, combles, caves, garages, locaux techniques, tableaux, appareils et dépendances compris dans la mission. Les animaux doivent être sécurisés et les zones encombrées dégagées. Lorsque le propriétaire ne peut être présent, une personne mandatée doit disposer des clés, documents et informations nécessaires.
7. Laisser le professionnel appliquer sa méthode
La durée de visite dépend du bien et du nombre de missions. Le diagnostiqueur effectue des observations, mesures, essais, relevés, photographies et parfois prélèvements. Certaines opérations nécessitent que le gaz, l’électricité ou les équipements soient en service. Une impossibilité d’accès ou un équipement arrêté peut générer une réserve ou une conclusion limitée.
8. Lire et vérifier les rapports
À réception, contrôlez les coordonnées, l’adresse, les lots, les surfaces, les annexes et la date. Lisez les synthèses mais aussi les pages détaillées. Signalez rapidement une erreur matérielle. Une contestation sur une conclusion technique doit être formulée avec précision et, si nécessaire, accompagnée de justificatifs ou d’une visite complémentaire.
9. Remettre les documents au bon moment
Le DPE doit être disponible dès la commercialisation dans les conditions prévues. L’audit énergétique obligatoire est remis au candidat acquéreur dès la première visite. Le DDT vente accompagne la promesse ou l’acte ; le DDT location accompagne le bail. Les documents à durée courte doivent être encore valides au moment de la signature.
10. Conserver l’historique du bien
Les rapports, factures, plans et justificatifs de travaux doivent être conservés. Ils facilitent les opérations futures, la mise à jour du carnet d’information du logement et la compréhension des transformations. Une transmission organisée à l’acquéreur ou au gestionnaire améliore la continuité documentaire.
Questions à se poser avant de commander
| Question | Pourquoi elle compte | Information à fournir |
|---|---|---|
| Le bien est-il vendu ou loué ? | Le contenu du DDT et les durées diffèrent. | Nature exacte du contrat et date prévisionnelle. |
| S’agit-il d’une maison ou d’un lot ? | L’audit énergétique et la loi Carrez ne s’appliquent pas de la même manière. | Statut juridique, copropriété ou monopropriété. |
| Quelle est la date du permis ? | Elle conditionne notamment l’amiante. | Permis initial et extensions successives. |
| Le logement date-t-il d’avant 1949 ? | Le CREP peut être requis. | Année de construction documentée. |
| Les installations ont-elles plus de 15 ans ? | Les diagnostics gaz et électricité peuvent être obligatoires. | Date des installations et rénovations. |
| Le bien est-il raccordé au tout-à-l’égout ? | Le contrôle d’assainissement dépend du système et du territoire. | Type de raccordement et dernier contrôle. |
| Le DPE est-il E, F ou G ? | Un audit peut être obligatoire à la vente d’une maison ou monopropriété. | DPE valide avec numéro Ademe. |
| Des travaux ont-ils modifié les surfaces ? | Les mesurages et le DPE peuvent être devenus obsolètes. | Plans avant/après, autorisations et factures. |
| Existe-t-il des dépendances ? | Le périmètre et le temps d’intervention changent. | Garage, cave, grenier, atelier, piscine et locaux annexes. |
| Le bien est-il occupé ? | L’accès et la préparation doivent être coordonnés. | Disponibilités, clés, animaux et zones sensibles. |
| La commune est-elle soumise à un arrêté ? | Termites, mérule ou autres informations locales peuvent s’ajouter. | Adresse exacte et références cadastrales. |
| Un chantier est-il prévu ? | Un repérage avant travaux peut être nécessaire au-delà du DDT. | Programme détaillé, plans et zones impactées. |
Ce que DIAGUIM fait, et ce que DIAGUIM ne promet pas
La plateforme structure les informations essentielles avant l’orientation vers un professionnel.
Le parcours distingue le type de bien, le projet, la surface, la localisation et le délai souhaité.
Le réseau de partenaires indépendants progresse par zones en France et en Martinique.
La liste définitive des missions dépend du bien, des textes et de l’analyse du professionnel.
Une pré-réservation dépend de la zone, du type de mission et des créneaux des partenaires.
Les sources officielles, le notaire et le diagnostiqueur restent prioritaires pour le dossier réel.
Cette transparence permet de présenter DIAGUIM comme une plateforme nationale utile sans inventer de couverture totale, de volume de missions, de délai garanti ou de résultat commercial. La qualité du service repose sur une qualification sérieuse, un réseau contrôlé et une confirmation claire des conditions par le partenaire concerné.
Contrôle final avant remise du dossier
Avant une promesse, un acte ou un bail, relisez le dossier comme le ferait son destinataire. L’adresse, le bâtiment, le numéro de lot, les annexes et l’identité du propriétaire doivent être cohérents d’un rapport à l’autre. Vérifiez que les dates de visite sont lisibles, que les documents à durée courte sont encore valides et que le DPE correspond bien au logement présenté dans l’annonce.
Contrôlez aussi la présence des pages de synthèse, attestations de certification, informations d’assurance, numéros d’enregistrement et annexes annoncées. Une pièce manquante ou un fichier illisible peut rendre le dossier difficile à exploiter même lorsque le diagnostic a été correctement réalisé.
- Comparer l’adresse et le lot sur chaque rapport.
- Vérifier les surfaces après travaux ou redistribution.
- Actualiser l’état des risques au moment opportun.
- Confirmer la validité de l’état termites lorsqu’il est requis.
- Joindre l’audit énergétique lorsque la vente y est soumise.
- Conserver une copie complète de tous les documents transmis.
Checklist nationale avant vente ou location
Cette liste aide à structurer le dossier sans remplacer l’analyse du professionnel.
Vente, location vide, location meublée, immeuble entier, local professionnel ou travaux.
Maison, appartement, copropriété, dépendances, annexes, année de construction et permis.
Gaz, électricité, chauffage, ventilation, climatisation, assainissement et production d’eau chaude.
Risques, termites, bruit, radon, mérule, recul du trait de côte et arrêtés locaux.
Date des rapports, travaux depuis la visite, validité pour l’opération et date de signature.
Annonce, visite, promesse, acte ou bail : chaque document doit être disponible au bon moment.
Erreurs fréquentes à éviter dans un dossier de diagnostics
| Erreur | Conséquence possible | Bonne pratique |
|---|---|---|
| Commander un pack sans décrire le bien | Mission incomplète ou prix révisé | Indiquer surface, année, énergie, annexes et projet |
| Réutiliser un rapport d’un autre lot | Document inadapté | Vérifier adresse, lot, bâtiment et périmètre |
| Oublier les dépendances | Visite incomplète | Inclure cave, garage, grenier et annexes concernées |
| Confondre DPE et audit | Obligation de vente non satisfaite | Vérifier la classe et la nature du bien |
| Utiliser un ERP périmé | Dossier à actualiser avant signature | Refaire le document à partir des données officielles |
| Masquer une zone inaccessible | Réserve ou absence de conclusion | Préparer les clés, trappes et autorisations d’accès |
| Confondre Carrez et habitable | Surface erronée au contrat | Employer la méthode correspondant à l’opération |
| Attendre la veille de la signature | Retard, indisponibilité ou analyse non terminée | Anticiper dès la mise en vente ou location |