Guide national DIAGUIM — mise à jour 2026

Diagnostic immobilier en France : le guide national complet 2026.

Comprendre le DDT, les diagnostics de vente et de location, les obligations énergétiques et la préparation d’une intervention, puis transmettre une pré-réservation claire avec DIAGUIM.

Mise à jour : 19 juillet 2026France & MartiniqueSans paiement immédiat
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Sommaire du guide national

  1. Définition et rôle
  2. Dossier de diagnostic technique
  3. Vente immobilière
  4. Location immobilière
  5. Types de biens
  6. Panorama des diagnostics
  7. Réglementation 2026
  8. Durées de validité
  9. Prix et délais
  10. Préparer la visite
  11. Responsabilités
  12. Métropole et outre-mer
  13. Pré-réservation DIAGUIM
  14. Réseau partenaire
  15. Guides utiles
  16. FAQ nationale
Fondamentaux

Diagnostic immobilier en France : définition, utilité et portée nationale

Le diagnostic immobilier désigne un ensemble de contrôles, constats, mesurages et états destinés à informer les parties sur les caractéristiques techniques, sanitaires, énergétiques ou environnementales d’un bien. Il ne s’agit pas d’une expertise générale du bâtiment : chaque mission répond à un objet précis, à une méthode et à un cadre réglementaire propres.

Dans une vente ou une location, les documents sont réunis dans le dossier de diagnostic technique, souvent appelé DDT. Ce dossier contribue à la transparence de la transaction. Il permet à l’acquéreur ou au locataire d’identifier les informations essentielles avant de s’engager et aide le propriétaire à sécuriser son dossier.

Les besoins varient fortement selon la nature du bien, son année de construction, l’âge des installations, son classement énergétique, sa localisation et l’opération envisagée. Une maison ancienne située en zone termites ne requiert pas le même ensemble de documents qu’un appartement récent loué dans une copropriété.

Principe DIAGUIM : qualifier le bien et le projet avant toute orientation. La pré-réservation ne vaut ni commande définitive ni garantie d’intervention ; elle structure la demande sans paiement immédiat.
Dossier central

Le Dossier de Diagnostic Technique : organiser les obligations sans confusion

Le DDT n’est pas un diagnostic unique. C’est un dossier qui rassemble les documents exigés pour une opération déterminée. Sa composition doit être vérifiée au cas par cas. Certains documents sont produits par un diagnostiqueur certifié, d’autres peuvent être établis par le propriétaire à partir de données officielles, et certains dépendent d’un arrêté local.

ÉlémentVenteLocationPoint de vigilance
DPETrès fréquent, sauf cas d’exemptionTrès fréquent, sauf cas d’exemptionVérifier validité, numéro Ademe et cohérence avec le bien
AmianteSelon permis antérieur au 1er juillet 1997Tenu à disposition selon le casNe pas confondre état avant vente, DTA et repérage avant travaux
Plomb (CREP)Logements construits avant 1949Logements construits avant 1949Durée de validité différente selon présence ou absence de plomb
Gaz / électricitéInstallations de plus de 15 ansInstallations de plus de 15 ansContrôle de sécurité, pas attestation de conformité
État des risquesSelon la situation du bienSelon la situation du bienDocument daté et adapté à l’adresse
Termites / bruitSelon zonageBruit selon zonageConsulter arrêtés et plans officiels
MesurageCarrez pour lots concernésSurface habitableMéthodes et exclusions différentes

La remise tardive d’un document, l’utilisation d’un rapport périmé ou l’absence d’une information locale peuvent retarder la signature et engager la responsabilité du propriétaire. Il est donc préférable d’anticiper le dossier avant la publication de l’annonce ou, au plus tard, avant l’engagement contractuel.

Transaction

Diagnostic immobilier pour une vente : maison, appartement et immeuble

Vente d’une maison individuelle

Pour une maison, le propriétaire doit vérifier le DPE, l’éventuel audit énergétique, le plomb, l’amiante, les installations gaz et électricité, l’assainissement, les termites, l’état des risques et le bruit selon les caractéristiques du bien. Le carnet d’information du logement peut également être concerné selon la date du permis ou des travaux.

Vente d’un appartement

Pour un appartement, le DDT porte sur le lot privatif et doit être articulé avec les informations de copropriété. La surface privative loi Carrez doit être mentionnée lorsque le régime s’applique. Les documents relatifs aux parties communes ne dispensent pas des diagnostics nécessaires dans le lot.

Vente d’un immeuble entier

La vente d’un immeuble détenu en monopropriété nécessite une définition précise du périmètre : nombre de bâtiments, logements, locaux annexes, installations collectives, parties non chauffées et dépendances. L’audit énergétique réglementaire peut être requis pour un immeuble en monopropriété classé E, F ou G en 2026 en métropole.

Anticipation utile : le DDT doit être joint à la promesse de vente ou, à défaut, à l’acte. L’audit énergétique obligatoire doit être remis au candidat acquéreur dès la première visite du bien concerné.
Bail

Diagnostic immobilier pour une location : informer avant la signature du bail

Le bailleur remet au futur locataire un DDT adapté au logement. En 2026, il comprend notamment le DPE, le CREP pour les logements antérieurs à 1949, les états gaz et électricité pour les installations de plus de quinze ans, l’état des risques et l’information sur le bruit lorsque le zonage l’exige. L’amiante doit être tenu à disposition sur demande dans les conditions applicables.

Le dossier est annexé au bail lors de la signature et lors du renouvellement. La transmission dématérialisée est admise sauf opposition. Un dossier complet doit être cohérent avec le logement effectivement loué, ses annexes, ses équipements et son adresse exacte.

Décence énergétique en 2026

En France métropolitaine, les logements classés G ne satisfont plus au niveau minimal de performance énergétique exigé pour la décence depuis le 1er janvier 2025. Les étapes suivantes prévues sont la classe F à partir de 2028 et la classe E à partir de 2034. En Guadeloupe, Martinique, Guyane, à La Réunion et à Mayotte, le calendrier est décalé : classe G à partir de 2028 puis classe F à partir de 2031.

Prudence : l’étiquette DPE n’est qu’un élément du régime de décence. Les textes, les exceptions, les travaux, la date du bail et la situation concrète doivent être examinés avant toute décision.
Biens concernés

Adapter la mission au type de bien et à son usage

Maison individuelle

Accès aux combles, caves, garage, dépendances, installations et assainissement doit être préparé.

Appartement

Le lot privatif, les annexes et les informations de copropriété doivent être distingués.

Copropriété

Les diagnostics collectifs et les diagnostics du lot répondent à des périmètres différents.

Immeuble entier

Le nombre d’unités, les équipements communs et la monopropriété modifient le cadrage.

Local commercial

Usage, ERP éventuel, installations, surfaces et certification avec mention peuvent être concernés.

Bâtiment ancien

Plomb, amiante, réseaux anciens, accès difficiles et travaux antérieurs exigent davantage de préparation.

Bâtiment récent

Les obligations sont souvent plus limitées, mais DPE, risques, bruit et documents de construction restent à vérifier.

Outre-mer

Climat, zonages, calendrier énergétique et règles locales peuvent différer de la métropole.

Projet de travaux

Le repérage avant travaux porte sur les matériaux affectés par le programme et ne se limite pas au DDT.

Panorama national

Les principaux diagnostics et documents à connaître en 2026

01

DPE

Le diagnostic de performance énergétique estime la performance énergétique et climatique du logement ou du bâtiment selon une méthode réglementaire. Il comporte des étiquettes, des informations sur les équipements et des recommandations. Le DPE est opposable, transmis à l’Ademe et identifié par un numéro.

Préparation utile : Vérifier l’adresse, la surface de référence, les données d’entrée, les justificatifs de travaux, les systèmes de chauffage, d’eau chaude, de refroidissement et de ventilation.

02

Audit énergétique réglementaire

L’audit énergétique complète le DPE lors de la vente de certaines maisons individuelles et de certains immeubles en monopropriété. En 2026, il concerne en métropole les classes E, F et G. Il propose au moins deux parcours de travaux vers une rénovation performante, avec estimation des coûts et résultats attendus.

Préparation utile : Remettre le DPE, les factures de travaux, plans, diagnostics existants et informations sur les équipements. L’auditeur doit visiter le bâtiment.

03

Amiante

L’état d’amiante avant vente concerne les immeubles dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997. Les obligations diffèrent selon les parties privatives, les parties communes, l’usage et la nature de l’opération.

Préparation utile : Ne jamais utiliser un état avant vente pour définir à lui seul le périmètre d’un chantier. Les repérages avant travaux ou avant démolition sont plus approfondis.

04

Plomb – CREP

Le constat de risque d’exposition au plomb concerne les logements construits avant le 1er janvier 1949. Il recherche les revêtements contenant du plomb et décrit leur état de conservation.

Préparation utile : En présence de concentrations supérieures au seuil réglementaire, la validité et les obligations du propriétaire diffèrent. Les travaux dégradant les peintures peuvent exiger une démarche spécifique.

05

État de l’installation intérieure de gaz

L’état gaz vise les installations de plus de quinze ans dans les situations prévues. Il identifie des anomalies pouvant affecter la sécurité sans constituer une attestation de conformité ni une opération d’entretien.

Préparation utile : Rendre accessibles chaudière, tuyauteries, robinets, appareils et ventilation. Prévoir les clés et remettre les certificats ou factures disponibles.

06

État de l’installation intérieure d’électricité

L’état électrique concerne les installations de plus de quinze ans. Il examine des points de sécurité : appareil général de commande, protections, liaison équipotentielle, matériels vétustes et risques de contact direct.

Préparation utile : Le courant doit être disponible et les tableaux accessibles. Le diagnostic ne remplace ni un contrôle complet de conformité ni un devis de rénovation.

07

État des risques

L’état des risques informe sur les risques naturels, miniers, technologiques, sismiques, radon, recul du trait de côte et autres informations prévues par les textes selon l’adresse.

Préparation utile : Il doit être établi à partir des données officielles, daté, annexé au contrat et actualisé si la situation ou le délai l’exige.

08

Termites

L’état termites est exigé à la vente dans les zones délimitées par arrêté préfectoral. Il porte sur le bâtiment et ses abords accessibles selon la mission.

Préparation utile : Sa durée de validité est courte. Une nouvelle vérification peut être nécessaire si la signature intervient après expiration.

09

Information sur le bruit des aérodromes

L’état des nuisances sonores aériennes informe l’acquéreur ou le locataire lorsque le bien est situé dans une zone d’un plan d’exposition au bruit.

Préparation utile : Le document ne mesure pas le bruit dans le logement : il informe sur le classement réglementaire de la zone.

10

Radon

Le potentiel radon fait partie des informations intégrées à l’état des risques lorsque la commune est classée en zone concernée. Il ne s’agit pas systématiquement d’une mesure de concentration dans le logement.

Préparation utile : Dans certains bâtiments ou contextes professionnels, des obligations de mesurage peuvent exister en dehors du DDT résidentiel.

11

Mérule

Dans les zones identifiées par arrêté préfectoral, l’information relative au risque de mérule doit être portée à la connaissance de l’acquéreur. La réglementation ne crée pas partout un diagnostic mérule standard obligatoire.

Préparation utile : Une suspicion d’humidité ou de champignon justifie une expertise ciblée ; elle ne doit pas être confondue avec l’information réglementaire de zonage.

12

Mesurage loi Carrez

La surface privative loi Carrez doit être indiquée lors de la vente d’un lot de copropriété concerné. Certaines surfaces sont exclues selon leur hauteur, leur nature ou leur usage.

Préparation utile : Un écart supérieur au seuil légal peut ouvrir une action en diminution du prix. Les plans et le règlement de copropriété facilitent le mesurage.

13

Surface habitable

La surface habitable est utilisée notamment pour la location. Elle se calcule après déduction de certaines surfaces occupées par murs, cloisons, escaliers, gaines et embrasures, ainsi que des surfaces exclues par les textes.

Préparation utile : Elle ne se confond ni avec la surface au sol, ni avec la Carrez, ni avec la surface fiscale ou la surface de plancher.

14

Assainissement

Le contrôle d’assainissement non collectif concerne les biens non raccordés au réseau public. Pour l’assainissement collectif, des obligations locales peuvent exister selon le territoire ou un arrêté municipal.

Préparation utile : Identifier le type d’installation, le service compétent, la date du dernier contrôle et les éventuels travaux prescrits.

15

Repérage avant travaux

Avant des travaux susceptibles d’affecter des matériaux contenant de l’amiante ou du plomb, un repérage ciblé protège les travailleurs et permet de définir les mesures de prévention.

Préparation utile : Le programme de travaux doit être précis. Des sondages destructifs et prélèvements peuvent être nécessaires dans les zones affectées.

16

Repérage avant démolition

Avant démolition, le repérage recherche les matériaux concernés dans un périmètre plus large, car l’opération est susceptible d’affecter l’ensemble du bâtiment ou de la zone démolie.

Préparation utile : Le donneur d’ordre doit fournir plans, historique et accès. Le rapport doit être transmis aux entreprises avant intervention.

17

Dossier technique amiante – DTA

Le DTA organise la connaissance et le suivi de l’amiante dans certains immeubles bâtis antérieurs à juillet 1997, notamment hors maisons individuelles et parties privatives selon le cadre applicable.

Préparation utile : Il doit être tenu à jour, communiqué aux personnes concernées et intégrer les repérages, évaluations périodiques, travaux et consignes.

18

Diagnostic technique global – DTG

Le DTG concerne la copropriété. Il analyse l’état apparent des parties communes et équipements, les améliorations possibles, la situation du syndicat et la performance énergétique dans le cadre prévu.

Préparation utile : Il ne remplace pas les diagnostics individuels d’un lot vendu ou loué et doit être articulé avec le plan pluriannuel de travaux lorsqu’il existe.

Mise à jour nationale

Réglementation du diagnostic immobilier en 2026

Mise à jour : 19 juillet 2026. Cette synthèse présente les règles nationales principales. Les textes officiels, arrêtés préfectoraux et municipaux, caractéristiques du bien, dates de signature et conseils du notaire ou du professionnel restent prioritaires.

DPE et validité des anciens diagnostics

Le DPE est généralement valable dix ans. Les anciens DPE antérieurs à la réforme du 1er juillet 2021 ne sont plus utilisables en 2026 : ceux réalisés entre 2013 et 2017 ont expiré fin 2022, et ceux réalisés entre 2018 et le 30 juin 2021 ont expiré fin 2024. Le rapport doit comporter un numéro d’identification transmis à l’Ademe.

Audit énergétique obligatoire à la vente

En métropole, l’audit réglementaire est obligatoire en 2026 lors de la vente d’une maison individuelle ou d’un immeuble en monopropriété classé E, F ou G. L’extension à la classe D est prévue à partir du 1er janvier 2034. Dans les DROM, l’obligation s’applique aux classes F et G depuis le 1er juillet 2024 puis à la classe E à partir du 1er janvier 2028.

Décence énergétique des locations

En métropole, depuis le 1er janvier 2025, le niveau minimal correspond à la classe F : les logements classés G ne peuvent donc plus être proposés ou maintenus à la location dans les situations visées. La classe F sera exclue à partir de 2028 et la classe E à partir de 2034. En Guadeloupe, Martinique, Guyane, à La Réunion et à Mayotte, les échéances prévues sont 2028 pour la classe G puis 2031 pour la classe F.

DDT vente et DDT location

Le vendeur joint le DDT à la promesse ou, à défaut, à l’acte. Le bailleur annexe le DDT au bail et au renouvellement. Les listes diffèrent selon maison ou appartement, âge des installations, année de construction, localisation, assainissement et régime de copropriété.

Amiante, plomb, gaz et électricité

L’amiante dépend notamment d’un permis de construire antérieur au 1er juillet 1997. Le CREP vise les logements construits avant le 1er janvier 1949. Les états gaz et électricité s’appliquent aux installations de plus de quinze ans dans les opérations concernées. Ces diagnostics doivent être réalisés par des professionnels certifiés dans leur domaine.

Risques, termites, bruit et mesurages

L’état des risques est établi à partir des informations officielles applicables à l’adresse. L’état termites dépend d’un arrêté préfectoral. L’information bruit dépend du plan d’exposition au bruit d’un aérodrome. La loi Carrez et la surface habitable répondent à des règles de calcul distinctes.

Certification, assurance, indépendance

Le diagnostiqueur doit détenir la certification correspondant à la mission, souscrire une assurance couvrant sa responsabilité et exercer avec impartialité. Depuis le 1er janvier 2026, l’examen pratique de certification DPE repose sur la réalisation complète d’un diagnostic sur bâtiment réel. Certaines missions sur bâtiments collectifs ou professionnels nécessitent une certification avec mention.

Transmission, conservation et responsabilité

Le diagnostiqueur transmet les DPE et audits concernés à l’Ademe selon le dispositif réglementaire. Le propriétaire conserve les rapports, les remet au bon moment et signale les informations utiles. Le diagnostiqueur répond de la qualité de sa mission dans son périmètre ; le propriétaire reste responsable de l’exactitude des données qu’il fournit et de la remise des documents.

SujetRègle 2026Échéance suivanteÀ vérifier
Location métropoleClasse G exclue du niveau minimalClasse F en 2028, E en 2034Date et type de bail, exceptions
Location DROMCalendrier spécifique non encore déclenché en 2026Classe G en 2028, F en 2031Territoire et régime applicable
Audit vente métropoleMaisons et monopropriétés E, F, GClasse D en 2034Nature du bien et DPE valide
Audit vente DROMClasses F et GClasse E en 2028Territoire et date de vente
Ancien DPEDPE antérieurs à juillet 2021 expirés—Numéro Ademe et date
Gaz / électricitéInstallations de plus de 15 ansSelon évolution des textesÂge réel et certificats disponibles
Durées

Validité des diagnostics : raisonner document par document

La durée de validité n’est pas uniforme. Elle dépend du diagnostic, du résultat, de l’opération et parfois de la date du rapport. Un document encore valide juridiquement peut devenir inadapté si le bien a été transformé, divisé, agrandi, rénové ou si les équipements ont changé.

DocumentOrdre de grandeur courantParticularité
DPE10 ansSous réserve des règles transitoires et de la cohérence du bien
Audit énergétique5 ansÀ vérifier selon date et usage du document
Amiante venteIllimitée si absence pour certains rapports récentsContrôle à actualiser selon date, résultat ou travaux
CREP vente1 an si plomb au-dessus du seuil ; illimité si absenceLocation : 6 ans si présence au-dessus du seuil
Gaz / électricité vente3 ansLocation : 6 ans
Termites6 moisDépend du zonage au moment de la vente
État des risques6 moisDoit rester actualisé à la signature
Assainissement non collectif3 ansSelon contrôle du SPANC
CarrezSans limite si aucune modificationÀ refaire après travaux affectant les surfaces
Conseil : ne vous fiez pas uniquement à la date imprimée. Vérifiez le type d’opération, le résultat du diagnostic, l’identité du bien, les travaux intervenus et les textes applicables au jour de la signature.
Organisation

Prix, délais d’intervention et facteurs tarifaires

Les tarifs ne sont pas fixés par l’État. Ils reflètent le temps de préparation, de déplacement, de visite, de relevé, de contrôle documentaire, d’analyse et de rédaction. La surface seule ne suffit pas à prévoir le prix.

Surface et configuration

Nombre de pièces, niveaux, annexes, lots, dépendances et accessibilité influencent la durée.

Nombre de diagnostics

Un pack vente ancien mobilise davantage de contrôles qu’un dossier location récent.

Ancienneté

Les bâtiments anciens exigent souvent plus de repérages et de justificatifs.

Localisation

Distance, circulation, stationnement, insularité et zonages jouent sur l’organisation.

Urgence

Un délai court dépend des créneaux disponibles et peut modifier les conditions.

Documents fournis

Des plans et justificatifs fiables limitent les hypothèses et les reprises.

Délais réalistes

Le délai comprend la disponibilité du professionnel, la visite, d’éventuelles analyses en laboratoire et la production du rapport. Les repérages amiante ou plomb avant travaux peuvent être plus longs qu’un DDT standard en raison des prélèvements et du programme de travaux.

DIAGUIM structure la pré-réservation puis recherche une orientation selon la zone et les partenaires disponibles. Aucun délai n’est garanti avant confirmation par un professionnel.

Avant la visite

Préparer l’intervention : documents, accès et informations à transmettre

À préparerPourquoiExemples
Identité du bienDéfinir le périmètre exactAdresse, bâtiment, escalier, étage, numéro de lot
Plans et surfacesFiabiliser les relevésPlans, Carrez antérieure, permis, déclarations de travaux
HistoriqueComprendre les transformationsDates de construction, extensions, rénovations
ÉnergieDocumenter les équipementsFactures, notices, références chaudière, PAC, ventilation
Diagnostics antérieursÉviter les doublons et comparerDPE, amiante, plomb, gaz, électricité, ERP
CopropriétéArticuler privatif et collectifRèglement, tantièmes, DTA, diagnostics communs
AccèsInspecter toutes les zonesClés de cave, grenier, garage, local technique, dépendances
SécuritéPermettre les contrôlesÉlectricité et gaz en service lorsque la mission le nécessite

Le jour de l’intervention

Cadre professionnel

Responsabilités du propriétaire et du diagnostiqueur

Responsabilité du propriétaire vendeur ou bailleur

Le propriétaire commande les missions nécessaires, fournit des informations exactes, organise l’accès, remet les rapports dans les délais et tient compte de leurs conclusions. Il doit signaler les travaux, sinistres, divisions, changements d’usage et documents antérieurs. Une omission volontaire ou une fausse déclaration peut fragiliser la transaction.

Responsabilité du diagnostiqueur

Le diagnostiqueur applique la méthode correspondant à sa certification, respecte son devoir d’indépendance, décrit les limites de mission et produit un rapport exploitable. Sa responsabilité peut être engagée en cas de faute dans l’exécution du diagnostic, dans les limites du périmètre réellement confié et accessible.

Indépendance et impartialité

Le professionnel ne doit pas avoir de lien susceptible de compromettre son impartialité avec le propriétaire, son mandataire ou une entreprise pouvant réaliser des travaux recommandés. Cette exigence protège la fiabilité de l’information et la confiance des parties.

Le diagnostic n’est pas une garantie absolue sur tout le bâtiment. Il porte sur un objet, une méthode, une date et des zones accessibles. Les exclusions, limites et réserves du rapport doivent être lues avant la signature.
Territoires

Métropole, Martinique et territoires ultramarins : distinguer sans généraliser

La plupart des principes du DDT sont nationaux, mais certains calendriers énergétiques, méthodes, risques et arrêtés diffèrent. En Martinique et dans les autres DROM, le calendrier de décence énergétique et celui de l’audit réglementaire ne sont pas identiques à la métropole.

Les risques naturels, sismiques, cycloniques, volcaniques, littoraux, radon ou termites varient selon les communes. L’état des risques doit toujours être établi pour l’adresse précise à partir des données officielles en vigueur.

DIAGUIM développe son réseau progressivement en France et en Martinique. La présence d’une page nationale ou locale ne signifie pas qu’un partenaire est immédiatement disponible dans toutes les communes. Chaque demande est examinée selon son périmètre et les disponibilités réelles.

Plateforme nationale

Comment fonctionne DIAGUIM pour les particuliers ?

DIAGUIM organise une première étape simple : la pré-réservation. Le particulier décrit son projet, son bien, sa localisation et son délai. Ces données servent à qualifier la demande et à éviter une orientation approximative.

1
Décrire le projet

Vente, location, maison, appartement, surface, ancienneté et adresse.

2
Qualifier le besoin

Identifier les contrôles probables sans prétendre remplacer l’analyse réglementaire.

3
Vérifier la zone

Tenir compte de la localisation, des risques et du développement du réseau.

4
Orienter la demande

Rechercher un partenaire indépendant adapté et disponible.

5
Confirmer la mission

Le professionnel précise le périmètre, les conditions, le prix et le rendez-vous.

6
Réaliser et transmettre

La visite et les rapports relèvent du diagnostiqueur missionné.

Sans paiement immédiat : la pré-réservation DIAGUIM n’entraîne pas de débit au moment où les informations sont transmises. Les conditions de la prestation sont confirmées ultérieurement selon le dossier.
Partenaires

Le réseau DIAGUIM pour les diagnostiqueurs indépendants

DIAGUIM développe un réseau structuré de diagnostiqueurs indépendants. L’objectif est d’organiser les demandes, de faciliter leur qualification et de proposer des outils de suivi sans retirer au professionnel sa responsabilité technique, ses certifications ni son indépendance.

Candidature

Le professionnel présente son activité, sa zone, ses certifications et son assurance.

Validation

Les éléments sont examinés avant l’activation du parcours partenaire.

Espace partenaire

Un espace et un cockpit sont prévus pour suivre les opportunités et les missions.

Qualification

Les demandes sont structurées avant orientation afin de limiter les dossiers incomplets.

Indépendance

Chaque partenaire reste responsable de ses prix, disponibilités, missions et rapports.

Déploiement progressif

Le réseau avance zone par zone, sans promesse de couverture totale immédiate.

Guides utiles

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Diagnostic immobilier pour une vente

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Questions fréquentes

FAQ nationale sur le diagnostic immobilier en 2026

Quels diagnostics sont obligatoires pour vendre une maison en 2026 ?

La liste dépend de la date de construction, de l’ancienneté des installations, de la situation géographique, de l’assainissement et de la classe énergétique. Le DPE, l’audit énergétique pour certaines maisons classées E, F ou G, l’amiante, le plomb, le gaz, l’électricité, l’état des risques, les termites, le bruit et l’assainissement peuvent notamment être concernés.

Quels diagnostics sont obligatoires pour vendre un appartement ?

Le vendeur doit constituer un DDT adapté au lot : DPE, plomb selon l’ancienneté, amiante selon la date du permis de construire, gaz et électricité selon l’âge des installations, état des risques, termites et bruit selon la zone. La surface privative loi Carrez doit également être indiquée pour un lot de copropriété concerné.

Quels diagnostics le bailleur remet-il au locataire ?

Le DDT location comprend notamment le DPE, le CREP pour les logements construits avant 1949, les états gaz et électricité lorsque les installations ont plus de quinze ans, l’état des risques et l’information bruit lorsque le bien se situe dans une zone concernée. Le diagnostic amiante est tenu à disposition du locataire sur demande.

Un logement classé G peut-il être loué en 2026 ?

En métropole, depuis le 1er janvier 2025, un logement classé G ne satisfait plus au niveau minimal de performance énergétique exigé pour la décence lors d’une nouvelle location, d’un renouvellement ou d’une reconduction tacite, sous réserve des règles et exceptions applicables au dossier réel.

Quand l’audit énergétique réglementaire est-il obligatoire ?

En 2026, il accompagne la vente d’une maison individuelle ou d’un immeuble en monopropriété classé E, F ou G en métropole. Dans les départements et régions d’outre-mer, le calendrier diffère : l’obligation vise les classes F et G depuis le 1er juillet 2024, puis la classe E à partir du 1er janvier 2028.

Combien de temps un DPE est-il valable ?

Un DPE est en principe valable dix ans. Toutefois, les DPE réalisés avant le 1er juillet 2021 ont bénéficié de périodes transitoires désormais expirées : les DPE réalisés entre 2013 et 2017 n’étaient valables que jusqu’au 31 décembre 2022 et ceux réalisés entre 2018 et le 30 juin 2021 jusqu’au 31 décembre 2024.

Qui peut réaliser un diagnostic immobilier ?

Les diagnostics relevant d’une certification doivent être effectués par un professionnel certifié pour le domaine concerné, assuré en responsabilité civile professionnelle et indépendant de manière à préserver son impartialité. Les compétences exigées diffèrent selon le diagnostic et parfois selon le type de bâtiment.

Le prix des diagnostics est-il réglementé ?

Non. Le prix varie selon le nombre de contrôles, la surface, la configuration, l’ancienneté, la localisation, les dépendances, les documents disponibles et le délai souhaité. Une demande bien renseignée facilite une estimation cohérente.

Peut-on réutiliser d’anciens diagnostics ?

Oui, lorsqu’ils sont encore valides, adaptés au bien et compatibles avec l’opération envisagée. Une vente et une location n’emploient pas toujours les mêmes durées de validité. Toute modification du bien, des installations ou de la réglementation peut imposer une actualisation.

DIAGUIM demande-t-il un paiement lors de la pré-réservation ?

Non. La pré-réservation DIAGUIM sert à qualifier le besoin, organiser les informations et rechercher une orientation adaptée. Aucun paiement immédiat n’est demandé à cette étape.

DIAGUIM garantit-il une intervention partout en France ?

Non. Le réseau se développe progressivement en France et en Martinique. La possibilité d’orienter une demande dépend de la zone, du type de mission et des disponibilités réelles des partenaires indépendants.

Quels documents préparer avant la visite ?

Préparez les anciens diagnostics, plans, acte ou règlement de copropriété, références cadastrales, factures de travaux, attestations d’entretien, informations sur l’énergie, la chaudière, l’assainissement et les accès aux locaux, combles, caves, garages et dépendances.

Faut-il être présent pendant l’intervention ?

La présence du propriétaire n’est pas toujours obligatoire, mais l’accès complet doit être organisé. Une personne mandatée peut accueillir le diagnostiqueur, fournir les documents et signaler les particularités du bien.

Quelle différence entre surface habitable et loi Carrez ?

La surface habitable répond au code de la construction et de l’habitation et sert notamment en location. La loi Carrez concerne la surface privative d’un lot de copropriété vendu. Les exclusions et modes de calcul ne sont pas identiques.

L’ERP peut-il être préparé par le propriétaire ?

L’état des risques peut être établi directement par le vendeur ou le bailleur à partir des informations officielles, à condition d’être complet, exact, à jour et adapté à l’adresse. Il doit respecter la durée de validité applicable au moment de la signature.

Le diagnostic termites est-il obligatoire partout ?

Non. Il est exigé pour la vente lorsqu’un bien se situe dans une zone délimitée par arrêté préfectoral comme infestée ou susceptible de l’être à court terme.

Le diagnostic bruit concerne-t-il tous les biens ?

Non. L’état des nuisances sonores aériennes concerne les biens situés dans une zone d’exposition au bruit d’un aérodrome définie par un plan d’exposition au bruit.

Que signifie DTA ?

Le dossier technique amiante regroupe, pour certains immeubles bâtis dont le permis de construire est antérieur au 1er juillet 1997, les repérages, évaluations, travaux et consignes liés à l’amiante dans les parties concernées. Il ne se confond pas avec un simple état amiante avant vente.

Que signifie DTG ?

Le diagnostic technique global informe une copropriété sur l’état apparent des parties communes et équipements, les améliorations possibles, la situation du syndicat et la performance énergétique selon le cadre applicable. Il répond à une logique collective, différente du DDT d’une vente.

Un diagnostic avant travaux remplace-t-il le DDT ?

Non. Le repérage avant travaux ou avant démolition répond à la protection des travailleurs et à la préparation du chantier. Son périmètre est destructif ou ciblé selon le programme de travaux et ne remplace pas les diagnostics de vente ou de location.

Références

Sources réglementaires nationales consultées

Synthèse fondée sur les informations officielles disponibles au 19 juillet 2026 : Service-Public.fr, ministère de la Transition écologique, Légifrance et données réglementaires applicables aux diagnostics immobiliers. Vérifiez toujours les textes et arrêtés en vigueur à la date de votre opération.

Diagnostics à fournir lors d’une vente · Diagnostics à fournir lors d’une location · DPE · Audit énergétique · Conditions d’exercice du diagnostiqueur

DIAGUIM

Préparer votre demande de diagnostic immobilier

Décrivez votre bien et votre projet. DIAGUIM qualifie la pré-réservation et recherche une orientation selon la zone et les disponibilités du réseau, sans paiement immédiat.

Cas pratiques

Exemples de cadrage selon le projet immobilier

Maison ancienne vendue en métropole

Pour une maison construite avant 1949, équipée d’une installation de gaz de plus de quinze ans et classée F au DPE, le dossier peut comprendre le DPE, l’audit énergétique réglementaire, le CREP, l’état amiante si le permis est antérieur au 1er juillet 1997, les états gaz et électricité, l’état des risques, le contrôle d’assainissement, l’état termites et l’information bruit selon la localisation. Le propriétaire doit aussi préparer les justificatifs de travaux et les accès aux annexes.

Appartement récent proposé à la location

Un appartement récent peut nécessiter un DPE, un état des risques et une information bruit selon la zone. Les diagnostics gaz et électricité dépendent de l’ancienneté des installations. La surface habitable doit être cohérente avec le bail. Les informations de copropriété et les éventuels documents collectifs ne se substituent pas au DDT propre au logement.

Immeuble en monopropriété classé E

En 2026, la vente en métropole d’un immeuble composé de plusieurs logements appartenant à un seul propriétaire et classé E nécessite un audit énergétique réglementaire en complément du DPE. Le périmètre doit inclure les bâtiments, logements, équipements collectifs, parties communes et annexes visés. La préparation documentaire est déterminante pour obtenir des scénarios de travaux cohérents.

Maison en Martinique

Le DDT reste fondé sur les caractéristiques du bien et les règles nationales, mais les risques, le climat, les arrêtés locaux et le calendrier énergétique ultramarin doivent être distingués de la métropole. En 2026, l’audit réglementaire concerne les ventes de maisons ou monopropriétés classées F ou G dans les DROM ; l’extension à la classe E est prévue en 2028.

Travaux lourds dans un bâtiment antérieur à 1997

Le donneur d’ordre doit définir le programme de travaux puis organiser un repérage amiante avant travaux adapté aux matériaux susceptibles d’être affectés. Un état amiante de vente ne suffit pas. Des sondages, prélèvements et analyses peuvent être nécessaires. Les résultats doivent être communiqués aux entreprises afin qu’elles préparent les modes opératoires et protections adaptés.

Vente d’un lot après rénovation

Après une redistribution des pièces, une création de mezzanine, une isolation ou un changement de chauffage, les anciens rapports doivent être contrôlés. Le mesurage Carrez, la surface habitable et le DPE peuvent ne plus correspondre au bien. Les diagnostics encore valides doivent également être relus pour vérifier leur périmètre et les zones anciennement inaccessibles.

Compréhension

Comment lire un rapport de diagnostic immobilier

Un rapport doit être lu dans son ensemble. La page de synthèse facilite la compréhension, mais les annexes, photographies, croquis, réserves et limites de mission expliquent souvent la portée réelle des conclusions.

Identification

Contrôlez l’adresse, le lot, le bâtiment, les annexes, le propriétaire et la date de visite.

Périmètre

Vérifiez les pièces, locaux, équipements et matériaux effectivement examinés.

Résultats

Lisez les anomalies, concentrations, classements, recommandations et obligations associées.

Limites

Repérez les zones inaccessibles, équipements hors service, documents absents et hypothèses.

Validité

Contrôlez la durée applicable à l’opération et les changements intervenus depuis la visite.

Certification

Vérifiez l’identité du diagnostiqueur, sa certification, son assurance et le numéro Ademe du DPE.

Anomalie ne signifie pas automatiquement interdiction

Un diagnostic gaz ou électricité peut relever des anomalies de gravité différente. Le rapport précise leur nature et, le cas échéant, les mesures immédiates. Une anomalie n’équivaut pas toujours à une interdiction de vendre, mais elle informe l’acquéreur et peut nécessiter une action de sécurité.

Recommandation ne signifie pas toujours obligation de travaux

Le DPE et l’audit comportent des recommandations ou scénarios. Leur statut doit être distingué des obligations légales de décence, de sécurité ou de mise en conformité. Le propriétaire doit analyser les textes applicables, les conclusions du rapport et son projet contractuel.

Une réserve doit être levée lorsque le dossier l’exige

Lorsqu’une zone n’a pas pu être visitée, le rapport mentionne une limite. Si cette zone est importante pour la transaction ou les travaux, une visite complémentaire peut être nécessaire. Le propriétaire ne doit pas présenter un rapport partiel comme une inspection complète.

Repères

Glossaire du diagnostic immobilier

TermeDéfinition pratique
DDTDossier de diagnostic technique regroupant les documents à remettre pour une vente ou une location.
DPEDiagnostic de performance énergétique évaluant la performance énergétique et climatique d’un logement ou bâtiment.
CREPConstat de risque d’exposition au plomb pour les logements construits avant 1949.
ERPÉtat des risques établi pour une adresse à partir des informations officielles.
DTADossier technique amiante assurant le suivi de l’amiante dans certains immeubles bâtis.
DTGDiagnostic technique global destiné à informer une copropriété sur l’état de l’immeuble et les travaux à prévoir.
PPPT / PPTProjet de plan pluriannuel de travaux et plan adopté pour programmer les travaux d’une copropriété.
SPANCService public d’assainissement non collectif chargé notamment du contrôle des installations autonomes.
AdemeAgence de la transition écologique recevant les données réglementaires des DPE et audits concernés.
Certification avec mentionExtension de compétence nécessaire pour certaines missions sur bâtiments collectifs ou professionnels.
MonopropriétéImmeuble détenu par un seul propriétaire, à distinguer d’une copropriété composée de plusieurs copropriétaires.
Partie privativePartie d’un lot réservée à l’usage exclusif du copropriétaire.
Partie communePartie d’un immeuble affectée à l’usage ou à l’utilité de plusieurs copropriétaires.
Surface de référenceSurface utilisée par la méthode DPE selon les règles applicables, distincte de la Carrez et de la surface habitable.
OpposabilitéPossibilité pour une partie d’invoquer les informations du diagnostic dans le cadre de la responsabilité applicable.
Arrêté préfectoralActe local pouvant délimiter des zones termites, mérule ou autres obligations territoriales.
Plan d’exposition au bruitDocument réglementaire définissant les zones exposées au bruit autour d’un aérodrome.
Repérage destructifInvestigation nécessitant l’ouverture ou le prélèvement de matériaux, fréquente avant travaux ou démolition.
PrélèvementÉchantillon envoyé à un laboratoire accrédité pour déterminer la présence d’un matériau ou d’une substance.
Pré-réservationÉtape DIAGUIM de qualification et d’orientation, sans paiement immédiat ni garantie automatique d’intervention.
Planification

À quel moment commander les diagnostics ?

1
Avant l’annonce

Identifier les obligations, vérifier les anciens rapports et commander le DPE afin d’afficher les informations énergétiques requises.

2
Avant les premières visites

Pour les ventes soumises à audit énergétique, préparer le document afin de pouvoir le remettre au candidat acquéreur dès la première visite.

3
Avant la promesse ou le bail

Constituer le DDT complet, actualiser l’état des risques et vérifier les diagnostics à durée courte.

4
Après un changement

Mettre à jour les documents si des travaux, une division, un sinistre, un changement d’équipement ou une modification de surface interviennent.

5
Avant travaux

Définir le programme puis commander les repérages adaptés suffisamment tôt pour intégrer les résultats aux consultations des entreprises.

Anticiper ne signifie pas commander tous les diagnostics sans analyse. Une mission trop précoce peut expirer avant la signature ; une mission trop tardive peut retarder le projet. La bonne date dépend du document, de sa durée de validité et du calendrier contractuel.

Fiabilité

Pourquoi la qualité des informations fournies change le résultat

Le diagnostiqueur observe le bâtiment et applique une méthode, mais certaines données doivent être justifiées. Une facture d’isolation, une référence de menuiserie, une notice de chaudière ou un plan précis peuvent éviter l’emploi de valeurs par défaut. À l’inverse, une simple déclaration orale non documentée n’a pas toujours la même valeur.

Justificatifs utiles pour le DPE

Informations utiles pour l’amiante et le plomb

Informations utiles pour les installations

Transparence : un justificatif absent ne signifie pas nécessairement que l’élément est défectueux. Il peut toutefois conduire à une hypothèse conventionnelle ou à une réserve, conformément à la méthode du diagnostic.
Parcours complet

Du projet immobilier au rapport final : déroulement détaillé

1. Définir précisément le projet

La première question n’est pas « quel pack choisir ? », mais « quelle opération préparez-vous ? ». Une vente, une location, une mise en copropriété, un chantier, une démolition ou un changement d’usage ne déclenchent pas les mêmes missions. Il faut également distinguer maison, appartement, immeuble en monopropriété, lot commercial, parties communes et dépendances.

2. Recenser les caractéristiques du bien

L’année de construction, la date du permis, la surface, le nombre de niveaux, la présence de gaz, l’âge de l’électricité, le mode de chauffage, l’assainissement, les annexes et les transformations successives orientent le dossier. Une adresse complète permet ensuite de vérifier les risques, termites, bruit et autres zonages locaux.

3. Contrôler les documents existants

Un ancien rapport peut rester utile sans être réutilisable tel quel. Il faut vérifier son identité, son périmètre, sa date, sa durée de validité, le résultat obtenu et les travaux réalisés depuis. Les DPE antérieurs à juillet 2021 sont expirés en 2026. Un mesurage antérieur peut devenir inexact après modification des cloisons ou création de surface.

4. Choisir un professionnel compétent

La certification doit couvrir chaque domaine confié. Certaines missions nécessitent une mention ou une qualification particulière. Le propriétaire peut consulter l’annuaire officiel des diagnostiqueurs certifiés et vérifier l’assurance de responsabilité civile professionnelle. Le prix ne doit pas être le seul critère : périmètre, délai, disponibilité, clarté du devis et qualité des échanges comptent également.

5. Confirmer le périmètre de mission

Le devis ou ordre de mission doit identifier le bien, l’opération, les diagnostics, les annexes, les conditions d’accès, les documents attendus et les éventuelles analyses. Pour un repérage avant travaux, le programme de travaux doit être suffisamment précis pour définir les zones et matériaux concernés. Pour un immeuble, le nombre d’unités et les équipements collectifs doivent être détaillés.

6. Organiser la visite

Le professionnel doit pouvoir accéder aux pièces, combles, caves, garages, locaux techniques, tableaux, appareils et dépendances compris dans la mission. Les animaux doivent être sécurisés et les zones encombrées dégagées. Lorsque le propriétaire ne peut être présent, une personne mandatée doit disposer des clés, documents et informations nécessaires.

7. Laisser le professionnel appliquer sa méthode

La durée de visite dépend du bien et du nombre de missions. Le diagnostiqueur effectue des observations, mesures, essais, relevés, photographies et parfois prélèvements. Certaines opérations nécessitent que le gaz, l’électricité ou les équipements soient en service. Une impossibilité d’accès ou un équipement arrêté peut générer une réserve ou une conclusion limitée.

8. Lire et vérifier les rapports

À réception, contrôlez les coordonnées, l’adresse, les lots, les surfaces, les annexes et la date. Lisez les synthèses mais aussi les pages détaillées. Signalez rapidement une erreur matérielle. Une contestation sur une conclusion technique doit être formulée avec précision et, si nécessaire, accompagnée de justificatifs ou d’une visite complémentaire.

9. Remettre les documents au bon moment

Le DPE doit être disponible dès la commercialisation dans les conditions prévues. L’audit énergétique obligatoire est remis au candidat acquéreur dès la première visite. Le DDT vente accompagne la promesse ou l’acte ; le DDT location accompagne le bail. Les documents à durée courte doivent être encore valides au moment de la signature.

10. Conserver l’historique du bien

Les rapports, factures, plans et justificatifs de travaux doivent être conservés. Ils facilitent les opérations futures, la mise à jour du carnet d’information du logement et la compréhension des transformations. Une transmission organisée à l’acquéreur ou au gestionnaire améliore la continuité documentaire.

Décision

Questions à se poser avant de commander

QuestionPourquoi elle compteInformation à fournir
Le bien est-il vendu ou loué ?Le contenu du DDT et les durées diffèrent.Nature exacte du contrat et date prévisionnelle.
S’agit-il d’une maison ou d’un lot ?L’audit énergétique et la loi Carrez ne s’appliquent pas de la même manière.Statut juridique, copropriété ou monopropriété.
Quelle est la date du permis ?Elle conditionne notamment l’amiante.Permis initial et extensions successives.
Le logement date-t-il d’avant 1949 ?Le CREP peut être requis.Année de construction documentée.
Les installations ont-elles plus de 15 ans ?Les diagnostics gaz et électricité peuvent être obligatoires.Date des installations et rénovations.
Le bien est-il raccordé au tout-à-l’égout ?Le contrôle d’assainissement dépend du système et du territoire.Type de raccordement et dernier contrôle.
Le DPE est-il E, F ou G ?Un audit peut être obligatoire à la vente d’une maison ou monopropriété.DPE valide avec numéro Ademe.
Des travaux ont-ils modifié les surfaces ?Les mesurages et le DPE peuvent être devenus obsolètes.Plans avant/après, autorisations et factures.
Existe-t-il des dépendances ?Le périmètre et le temps d’intervention changent.Garage, cave, grenier, atelier, piscine et locaux annexes.
Le bien est-il occupé ?L’accès et la préparation doivent être coordonnés.Disponibilités, clés, animaux et zones sensibles.
La commune est-elle soumise à un arrêté ?Termites, mérule ou autres informations locales peuvent s’ajouter.Adresse exacte et références cadastrales.
Un chantier est-il prévu ?Un repérage avant travaux peut être nécessaire au-delà du DDT.Programme détaillé, plans et zones impactées.
Positionnement

Ce que DIAGUIM fait, et ce que DIAGUIM ne promet pas

DIAGUIM simplifie

La plateforme structure les informations essentielles avant l’orientation vers un professionnel.

DIAGUIM qualifie

Le parcours distingue le type de bien, le projet, la surface, la localisation et le délai souhaité.

DIAGUIM développe

Le réseau de partenaires indépendants progresse par zones en France et en Martinique.

DIAGUIM ne diagnostique pas à distance

La liste définitive des missions dépend du bien, des textes et de l’analyse du professionnel.

DIAGUIM ne garantit pas la disponibilité

Une pré-réservation dépend de la zone, du type de mission et des créneaux des partenaires.

DIAGUIM ne remplace pas les textes

Les sources officielles, le notaire et le diagnostiqueur restent prioritaires pour le dossier réel.

Cette transparence permet de présenter DIAGUIM comme une plateforme nationale utile sans inventer de couverture totale, de volume de missions, de délai garanti ou de résultat commercial. La qualité du service repose sur une qualification sérieuse, un réseau contrôlé et une confirmation claire des conditions par le partenaire concerné.

Dernière vérification

Contrôle final avant remise du dossier

Avant une promesse, un acte ou un bail, relisez le dossier comme le ferait son destinataire. L’adresse, le bâtiment, le numéro de lot, les annexes et l’identité du propriétaire doivent être cohérents d’un rapport à l’autre. Vérifiez que les dates de visite sont lisibles, que les documents à durée courte sont encore valides et que le DPE correspond bien au logement présenté dans l’annonce.

Contrôlez aussi la présence des pages de synthèse, attestations de certification, informations d’assurance, numéros d’enregistrement et annexes annoncées. Une pièce manquante ou un fichier illisible peut rendre le dossier difficile à exploiter même lorsque le diagnostic a été correctement réalisé.

Dossier prêt : lorsque les documents sont cohérents, lisibles, valides et remis au bon moment, le projet gagne en clarté pour le propriétaire, l’acquéreur, le locataire, le notaire et le professionnel immobilier.
Checklist

Checklist nationale avant vente ou location

Cette liste aide à structurer le dossier sans remplacer l’analyse du professionnel.

Identifier l’opération

Vente, location vide, location meublée, immeuble entier, local professionnel ou travaux.

Identifier le bâtiment

Maison, appartement, copropriété, dépendances, annexes, année de construction et permis.

Identifier les équipements

Gaz, électricité, chauffage, ventilation, climatisation, assainissement et production d’eau chaude.

Identifier les zonages

Risques, termites, bruit, radon, mérule, recul du trait de côte et arrêtés locaux.

Contrôler les dates

Date des rapports, travaux depuis la visite, validité pour l’opération et date de signature.

Organiser la remise

Annonce, visite, promesse, acte ou bail : chaque document doit être disponible au bon moment.

Sécurisation

Erreurs fréquentes à éviter dans un dossier de diagnostics

ErreurConséquence possibleBonne pratique
Commander un pack sans décrire le bienMission incomplète ou prix réviséIndiquer surface, année, énergie, annexes et projet
Réutiliser un rapport d’un autre lotDocument inadaptéVérifier adresse, lot, bâtiment et périmètre
Oublier les dépendancesVisite incomplèteInclure cave, garage, grenier et annexes concernées
Confondre DPE et auditObligation de vente non satisfaiteVérifier la classe et la nature du bien
Utiliser un ERP périméDossier à actualiser avant signatureRefaire le document à partir des données officielles
Masquer une zone inaccessibleRéserve ou absence de conclusionPréparer les clés, trappes et autorisations d’accès
Confondre Carrez et habitableSurface erronée au contratEmployer la méthode correspondant à l’opération
Attendre la veille de la signatureRetard, indisponibilité ou analyse non terminéeAnticiper dès la mise en vente ou location