Diagnostic de performance énergétique : le guide DPE 2026
Obligations, nouveau calcul de l’électricité, classes A à G, vente, location, copropriété, audit énergétique, préparation de la visite et lecture du rapport : voici le référentiel national DIAGUIM pour décider sans approximation.
Le DPE est devenu un document central de la vie d’un logement. Il intervient dans l’annonce, la vente, la location, l’évaluation d’un projet de rénovation et la stratégie d’une copropriété. En 2026, son calcul évolue pour l’électricité et son usage collectif s’étend encore.
Cette page nationale DIAGUIM rassemble les règles opérationnelles utiles aux propriétaires, bailleurs, vendeurs, acquéreurs, locataires, syndics et professionnels. Elle ne remplace pas un conseil juridique individualisé ni l’analyse du diagnostiqueur certifié chargé de la mission.
Réflexe utile : avant de commander un nouveau diagnostic, recherchez le numéro ADEME du DPE existant, contrôlez sa date de validité et vérifiez si une attestation officielle de nouvelle étiquette 2026 peut être téléchargée.
Comprendre le DPE en 2026
Définition et rôle du DPE
Le diagnostic de performance énergétique est le document de référence pour apprécier la performance énergétique et climatique d’un logement. Il ne se limite pas à une lettre : il décrit le bâti, les équipements, les pertes thermiques, les consommations conventionnelles et les leviers d’amélioration. Depuis la réforme de 2021, le DPE logement repose sur une méthode conventionnelle harmonisée et il est juridiquement opposable, hors recommandations.
Les cinq usages pris en compte
Le calcul conventionnel couvre le chauffage, l’eau chaude sanitaire, le refroidissement, l’éclairage et les auxiliaires comme les pompes et ventilateurs. Il vise à comparer les logements selon des conditions standardisées. Il ne reproduit donc pas exactement les factures d’un ménage donné.
Le double seuil énergie-climat
La classe finale, de A à G, est déterminée par la plus défavorable des performances en énergie primaire et en émissions de gaz à effet de serre. Cette règle évite qu’un logement consommateur mais relativement peu carboné, ou inversement peu consommateur mais très émetteur, obtienne une étiquette artificiellement favorable.
DPE 2026 : les changements à connaître
Nouveau coefficient de l’électricité
Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient de conversion de l’électricité en énergie primaire utilisé par le DPE est fixé à 1,9 au lieu de 2,3. Cette évolution peut améliorer le classement de certains logements chauffés à l’électricité, sans modifier leur consommation finale réelle.
Attestation officielle pour certains DPE existants
Les diagnostics encore valides établis avant 2026 ne deviennent pas automatiquement caducs. Lorsqu’un recalcul réglementaire le permet, une attestation de nouvelle étiquette peut être téléchargée depuis l’Observatoire DPE-Audit de l’ADEME. Elle doit être conservée avec le rapport initial.
DPE collectif étendu aux petites copropriétés
Depuis le 1er janvier 2026, l’obligation de DPE collectif concerne en métropole les copropriétés d’au maximum 50 lots, après son déploiement progressif pour les immeubles en monopropriété et les copropriétés plus importantes. Ce diagnostic doit être renouvelé ou mis à jour selon les règles prévues par le Code de la construction et de l’habitation.
Point de vigilance 2026. Le changement du coefficient électrique ne remplace ni une visite, ni des travaux. Pour un DPE antérieur, seule l’attestation officielle liée au numéro ADEME peut actualiser l’étiquette lorsque le dispositif le permet.
Obligations DPE pour vendre ou louer
Vente immobilière
Le vendeur doit fournir un DPE valide au sein du dossier de diagnostic technique. Pour préparer l’ensemble du dossier, consultez également le guide national du diagnostic immobilier pour la vente. L’étiquette doit être disponible suffisamment tôt pour alimenter l’annonce et informer l’acquéreur. Pour certaines ventes de maisons individuelles ou d’immeubles en monopropriété classés E, F ou G, un audit énergétique réglementaire complète le DPE.
Location immobilière
Le bailleur doit tenir le DPE à la disposition du candidat locataire, publier les mentions obligatoires dans l’annonce et joindre le diagnostic au contrat. En métropole, les logements classés G sont sortis du périmètre de décence énergétique depuis le 1er janvier 2025, puis les classes F et E sont concernées selon les échéances de 2028 et 2034.
Annonces immobilières
Les annonces professionnelles et entre particuliers doivent reprendre les classes énergie et climat. Les logements classés F ou G doivent comporter la mention réglementaire relative à la consommation énergétique excessive. Selon le cas, une estimation des dépenses annuelles d’énergie doit aussi être affichée avec son année de référence.
À retenir. Un DPE absent, périmé ou incohérent peut retarder la publication, fragiliser la transaction et engager la responsabilité des intervenants. Vérifiez sa validité avant la mise sur le marché.
Classes DPE A à G : lecture et conséquences
Classes A et B
Elles correspondent aux logements les plus performants. Elles traduisent généralement une enveloppe bien isolée, une ventilation maîtrisée et des systèmes efficaces. Elles facilitent la maîtrise des charges et réduisent l’exposition aux futures contraintes réglementaires.
Classes C et D
Ces logements présentent une performance intermédiaire. Ils peuvent rester confortables et raisonnablement économes, mais des améliorations ciblées ou une rénovation par étapes peuvent sécuriser leur valeur dans la durée.
Classes E, F et G
Ces classes appellent une vigilance particulière. Les classes F et G sont couramment qualifiées de passoires énergétiques. Elles sont soumises à des contraintes croissantes en location et peuvent déclencher l’obligation d’un audit énergétique à la vente. La classe E est déjà incluse dans l’audit réglementaire pour les ventes concernées depuis 2025.
Comment le diagnostiqueur calcule le DPE
Relevé sur site
Le professionnel inspecte la géométrie, l’orientation, les parois, les ponts thermiques, les menuiseries, les protections solaires, la ventilation, le chauffage, l’eau chaude, le refroidissement et les éventuelles productions renouvelables. Une visite physique est indispensable pour un DPE réglementaire.
Données justifiées et valeurs par défaut
Chaque caractéristique doit être observée, mesurée ou justifiée. Une facture détaillée, une fiche technique ou un document de copropriété peut permettre d’utiliser une donnée précise. À défaut, la méthode impose des hypothèses ou valeurs par défaut qui peuvent pénaliser le résultat.
Calcul conventionnel 3CL
La méthode 3CL modélise le comportement du logement dans des conditions standardisées. Elle tient compte du climat conventionnel, des scénarios d’occupation, des températures de consigne et des rendements des équipements. Elle permet la comparaison, mais ne promet pas le montant exact des factures.
Préparer efficacement la visite DPE
Documents du logement
Réunissez les plans, surfaces, date de construction, permis, descriptifs, diagnostics antérieurs et références cadastrales. Pour un lot de copropriété, ajoutez les documents du syndic sur le chauffage collectif, l’eau chaude, la ventilation et les travaux d’enveloppe.
Preuves de travaux
Les factures doivent identifier l’entreprise, le logement, la date, la nature des travaux et les performances des produits posés. Une simple déclaration orale ou une photographie non contextualisée ne suffit pas toujours à justifier une caractéristique dans le moteur de calcul.
Accès à prévoir
Le diagnostiqueur doit pouvoir accéder aux pièces, compteurs, générateurs, tableaux de commande, combles, sous-sols et locaux techniques accessibles. Signalez les zones dangereuses ou inaccessibles et organisez l’accès avec le syndic lorsque des équipements collectifs doivent être documentés.
Avant la visite
Dossier minimum
Plans et surfaces
Factures d’isolation
Notices chauffage et eau chaude
Documents du syndic
Ancien DPE et travaux récents
Accès
Zones à rendre accessibles
Combles et sous-sol
Chaudière ou pompe à chaleur
Tableaux et régulations
Menuiseries représentatives
Locaux techniques collectifs
Lire un rapport DPE sans se tromper
Étiquette énergie et climat
Commencez par identifier la classe finale et les deux indicateurs qui la composent. Vérifiez ensuite la consommation conventionnelle, les émissions de gaz à effet de serre et l’estimation de dépenses annuelles, exprimée dans une fourchette.
Schéma des déperditions
Le rapport présente une répartition indicative des pertes par toiture, murs, planchers, fenêtres, portes, ponts thermiques et renouvellement d’air. Cette lecture aide à hiérarchiser les enjeux, mais elle ne remplace pas une étude de conception des travaux.
Recommandations
Les recommandations distinguent généralement les gestes prioritaires et les bouquets de travaux. Elles doivent être comprises comme une orientation. Avant une rénovation importante, un audit, une étude thermique ou l’avis d’un maître d’œuvre peut être nécessaire.
Améliorer son DPE : stratégie de rénovation
Traiter l’enveloppe avant les systèmes
Une rénovation cohérente commence souvent par réduire les besoins : toiture, murs, planchers, menuiseries et étanchéité à l’air. Le remplacement du chauffage est ensuite dimensionné sur le besoin réduit. L’ordre précis dépend toutefois du bâtiment, de l’humidité et des contraintes architecturales.
Ventilation et qualité de l’air
Isoler sans adapter la ventilation peut augmenter les risques de condensation, moisissures et mauvaise qualité de l’air. Toute stratégie doit intégrer les entrées d’air, l’extraction, les détalonnages et l’entretien des réseaux.
Rénovation globale ou par étapes
La rénovation globale limite les incompatibilités et maximise les gains. Une rénovation par étapes reste possible si elle suit un parcours défini à l’avance : continuité de l’isolation, traitement des interfaces, anticipation des puissances et compatibilité des systèmes.
DPE, vente et audit énergétique
Quand l’audit s’ajoute au DPE
Pour la vente de certaines maisons individuelles et de certains immeubles en monopropriété, un audit énergétique réglementaire est exigé en complément lorsque la classe DPE atteint les seuils prévus. En 2026, les classes E, F et G sont concernées en métropole.
Moment de remise
L’audit doit être remis au candidat acquéreur lors de la première visite du bien, ou au plus tard dans les conditions prévues par la réglementation lorsqu’aucune visite n’a lieu. Il doit permettre à l’acheteur d’intégrer les travaux dans son projet.
Sécuriser le dossier de vente
Vérifiez la cohérence entre l’annonce, le DPE, l’audit, les factures de travaux et les caractéristiques décrites dans le compromis. Une divergence de surface, d’énergie ou d’équipement doit être clarifiée avant signature.
DPE, location et décence énergétique
Calendrier métropolitain
Le critère de décence énergétique exclut progressivement les logements les moins performants : classe G depuis 2025, classe F à compter de 2028 et classe E à compter de 2034, sous réserve des textes, exceptions et modalités applicables.
Gel des loyers
Les logements classés F ou G sont soumis à des restrictions d’augmentation de loyer dans de nombreuses situations. Le bailleur doit vérifier le régime applicable au contrat, à sa date de conclusion ou de renouvellement et au territoire concerné.
Cas particuliers
Les copropriétés bloquées, contraintes patrimoniales, impossibilités techniques ou disproportion manifeste peuvent relever de règles spécifiques. Ces situations n’autorisent pas à ignorer le DPE : elles doivent être documentées et analysées juridiquement au cas par cas.
DPE collectif et copropriété
Périmètre 2026
En métropole, le DPE collectif s’applique désormais aux copropriétés d’au maximum 50 lots. Il évalue la performance de l’immeuble dans son ensemble et nourrit la stratégie du syndicat des copropriétaires.
Articulation avec le projet de plan pluriannuel de travaux
Le DPE collectif, le projet de plan pluriannuel de travaux et l’audit éventuel répondent à des fonctions différentes mais complémentaires : mesurer, programmer et décider. Leur cohérence facilite la priorisation des investissements.
Du collectif vers l’individuel
Dans certaines configurations, les données du DPE collectif peuvent contribuer à établir des DPE individuels, mais les conditions réglementaires doivent être respectées. Les caractéristiques propres au lot restent déterminantes.
Erreurs fréquentes à éviter
Choisir uniquement au prix le plus bas
Un tarif anormalement bas peut correspondre à une visite trop courte, un périmètre incomplet ou un manque de préparation. Comparez la certification, l’assurance, le délai, la qualité de collecte et l’accompagnement proposé.
Ne fournir aucun justificatif
L’absence de documents peut dégrader la précision du calcul. Même si le diagnostiqueur reste responsable de ses saisies, le propriétaire gagne à préparer un dossier documentaire complet.
Confondre DPE et étude de travaux
Le DPE donne une vision réglementaire et des recommandations. Il ne dimensionne pas nécessairement une pompe à chaleur, ne vérifie pas toutes les pathologies et ne remplace pas une étude structure, humidité ou maîtrise d’œuvre.
Pourquoi passer par DIAGUIM
Un parcours structuré
DIAGUIM simplifie la demande de diagnostic immobilier partout en France. Le guide national du diagnostic immobilier en France présente le parcours général ; DIAGUIM structure ensuite la demande : qualification du besoin, informations sur le bien, préparation des documents, organisation de l’intervention et suivi de remise du rapport.
Un professionnel adapté à la mission
Le diagnostic reste réalisé par un opérateur certifié et assuré. Le parcours DIAGUIM vise à orienter la mission vers un professionnel dont le périmètre de certification et la disponibilité correspondent au bien.
Regrouper les diagnostics
Lors d’une vente ou d’une location, DIAGUIM permet de préparer un dossier global afin d’éviter les rendez-vous dispersés et les oublis : DPE, amiante, plomb, gaz, électricité, état des risques et autres diagnostics applicables.
Vente, location, neuf, obligations collectives selon le cas
Étiquette A à G, estimation, recommandations
Ne dimensionne pas tous les travaux
Audit énergétique
Construire des scénarios de rénovation
Certaines ventes E, F ou G et démarches de rénovation
Parcours de travaux, coûts estimatifs, gains
N’est pas un devis d’entreprise
Étude thermique
Dimensionner et vérifier une solution
Projet de travaux, construction, rénovation complexe
Calculs techniques détaillés
Ne remplace pas le DPE réglementaire
Calendrier de décence énergétique en métropole
Date
Classes admises
Conséquence principale
Vigilance
Depuis le 1er janvier 2025
A à F
Les logements G sont concernés par le seuil de décence énergétique
Vérifier exceptions et situation du bail
À compter du 1er janvier 2028
A à E
Les logements F seront concernés
Anticiper les travaux et décisions de copropriété
À compter du 1er janvier 2034
A à D
Les logements E seront concernés
Programmer une trajectoire de rénovation
Documents utiles selon le composant
Composant
Justificatifs utiles
Ce que le diagnostiqueur cherche
Isolation
Facture, fiche produit, attestation de travaux
Nature, épaisseur, résistance, surface, date
Fenêtres
Facture, devis acquitté, marquage
Matériau, vitrage, lame, fermeture, pose
Chauffage
Notice, facture, contrat d’entretien
Générateur, énergie, rendement, régulation
Eau chaude
Notice, volume, référence équipement
Type, stockage, pertes, distribution
Ventilation
Notice, entretien, plans de réseaux
Type, extraction, entrées d’air, état apparent
Photovoltaïque
Facture, puissance, date de mise en service
Caractéristiques de production prises en compte
Checklist propriétaire : un DPE fiable et exploitable
Avant de commander
Identifier le projet : vente, location, travaux ou copropriété
Vérifier si un ancien DPE reste valable
Contrôler le numéro ADEME et la date du rapport
Vérifier si une attestation 2026 est disponible
Choisir un professionnel certifié et assuré
Définir le périmètre exact du bien
Avant la visite
Centraliser les factures et notices
Demander les données techniques au syndic
Rendre accessibles les équipements
Signaler les extensions et travaux successifs
Prévoir un interlocuteur connaissant le logement
Ne pas masquer les défauts ou zones humides
À la réception
Contrôler l’adresse, la surface et la description
Comparer les systèmes avec la réalité
Lire les données d’entrée et recommandations
Vérifier l’étiquette et le numéro ADEME
Signaler rapidement toute incohérence
Conserver rapport, facture et justificatifs
Avant publication
Reporter correctement les classes énergie et climat
Afficher l’estimation de dépenses requise
Ajouter la mention F ou G si nécessaire
Vérifier l’éventuel audit énergétique
Intégrer le DPE au dossier de diagnostic technique
Transmettre les documents au bon moment
Fiches pratiques DPE
DPE et petites surfaces
Depuis 2024, des seuils adaptés corrigent certains effets défavorables pour les logements de petite surface. Une attestation peut être disponible pour des DPE concernés. Il faut toujours vérifier le numéro ADEME et la version officielle.
DPE et chauffage électrique
Le changement de coefficient au 1er janvier 2026 ne transforme pas l’efficacité physique du logement. Il modifie la conversion conventionnelle en énergie primaire. L’isolation, la régulation et le dimensionnement restent essentiels.
DPE et poêle à bois
Un appareil indépendant peut être pris en compte selon sa fonction, sa zone desservie et les autres générateurs présents. Les justificatifs, la puissance et l’usage réglementaire du système sont importants.
DPE et pompe à chaleur
Le type de pompe à chaleur, son énergie, son rendement saisonnier, ses émetteurs et l’appoint influencent le calcul. Une simple présence visuelle ne suffit pas toujours à caractériser précisément le système.
DPE et chaudière collective
Le diagnostiqueur peut avoir besoin des caractéristiques de la chaufferie, de la distribution, de la régulation et des consommations ou rendements conventionnels. Le syndic doit anticiper la transmission des données.
DPE et ventilation
La ventilation influe sur les pertes mais aussi sur la salubrité. Une VMC défaillante, des bouches obstruées ou des entrées d’air supprimées peuvent dégrader le confort et créer des désordres.
DPE et menuiseries
Le matériau, le type de vitrage, la présence de lame, la date, les fermetures et la pose influencent la performance. Les factures ou marquages accessibles facilitent une saisie fiable.
DPE et isolation des murs
Une isolation non visible doit être justifiée. L’épaisseur, la résistance thermique, la surface et la continuité sont plus utiles qu’une mention générique « murs isolés ».
DPE et combles
L’accès aux combles permet de vérifier la nature, l’épaisseur et l’état de l’isolant. Une isolation tassée, discontinue ou déplacée peut être moins performante qu’annoncé.
DPE et extensions
Les extensions de périodes différentes peuvent créer plusieurs compositions de parois et systèmes. Les plans, autorisations et factures permettent d’éviter une modélisation trop uniforme.
DPE et véranda
Une véranda chauffée, non chauffée ou ouverte sur le logement n’est pas traitée de la même manière. Sa séparation, ses vitrages et son usage doivent être observés.
DPE et sous-sol
Le caractère chauffé, non chauffé, enterré ou ventilé du sous-sol modifie les échanges thermiques du plancher bas. L’accès et les plans facilitent le relevé.
DPE et copropriété
Le propriétaire d’un lot dépend souvent de données collectives. Il est utile de demander au syndic les fiches chaufferie, contrats d’entretien, travaux de façade, toiture et ventilation.
DPE et estimation des coûts
La fourchette de dépenses du rapport repose sur des prix conventionnels et un usage standard. Elle sert d’ordre de grandeur, pas de devis énergétique personnel.
DPE et confort d’été
Le rapport comporte des indicateurs et recommandations sur le confort en période chaude. Protections solaires, inertie, ventilation nocturne et végétalisation peuvent être pertinentes avant la climatisation.
DPE et patrimoine
Les bâtiments anciens nécessitent une approche compatible avec leurs matériaux et leur comportement hygrothermique. Une isolation inadaptée peut emprisonner l’humidité et dégrader les parois.
DPE et travaux récents
Un nouveau DPE peut valoriser des travaux terminés, à condition de disposer des justificatifs et que les travaux soient achevés. Les promesses ou devis non exécutés ne caractérisent pas l’état actuel.
DPE et recours
Conservez le rapport, les échanges, les justificatifs transmis et les photographies. En cas de contestation, demandez d’abord une revue documentée des données d’entrée avant toute escalade.
Guides DIAGUIM à consulter
Cette page DPE s’intègre au maillage national DIAGUIM. Ces ressources complètent la préparation d’une vente et l’organisation d’une mission de diagnostic immobilier.
DIAGUIM structure votre demande, rassemble les informations utiles et facilite l’intervention d’un diagnostiqueur certifié et assuré. Vente, location ou projet de rénovation : préparez un dossier cohérent dès le départ.
Le DPE estime la consommation conventionnelle d’énergie d’un logement et ses émissions de gaz à effet de serre. Il classe le bien de A à G et fournit des recommandations de travaux et d’usage. Pour les logements, le DPE est opposable, à l’exception des recommandations qui conservent une valeur informative.
Oui, sauf exceptions prévues par les textes. Un DPE valide doit en principe être intégré au dossier de diagnostic technique et communiqué dès la mise en vente. Pour certaines maisons individuelles ou certains immeubles en monopropriété classés E, F ou G, un audit énergétique réglementaire doit également être remis à l’acquéreur selon le calendrier en vigueur.
Oui, dans la majorité des locations à usage de résidence principale. Le propriétaire doit tenir le DPE à disposition du candidat locataire et l’annexer au bail. Certaines catégories particulières de bâtiments ou d’occupations bénéficient d’exclusions prévues par la réglementation.
En règle générale, un DPE est valable dix ans. Toutefois, les anciens DPE réalisés avant le 1er juillet 2021 ont bénéficié de périodes transitoires aujourd’hui expirées. En 2026, il faut vérifier la date, le numéro ADEME et l’éventuelle attestation de nouvelle étiquette.
Le coefficient de conversion de l’électricité en énergie primaire est passé de 2,3 à 1,9. Les DPE et audits édités à compter du 1er janvier 2026 intègrent automatiquement ce paramètre. Pour certains DPE antérieurs encore valides, une attestation officielle peut permettre d’obtenir une étiquette actualisée sans nouvelle visite, lorsque les conditions sont réunies.
Oui, s’il se trouve encore dans sa période de validité et n’est pas concerné par l’expiration des anciens diagnostics. Le changement de coefficient électrique ne rend pas automatiquement caducs les DPE existants. Une attestation de nouvelle étiquette peut néanmoins être disponible sur l’Observatoire DPE-Audit.
Le DPE doit être réalisé par un diagnostiqueur immobilier certifié, indépendant et assuré. La certification doit couvrir le périmètre adapté au bien, notamment avec mention pour certains bâtiments collectifs ou tertiaires.
Demandez son certificat en cours de validité, les coordonnées de son organisme certificateur et son attestation d’assurance. Vous pouvez aussi consulter l’annuaire officiel des diagnostiqueurs certifiés mis à disposition par les pouvoirs publics.
Le prix n’est pas réglementé. Il dépend notamment du type de bien, de sa surface, de sa localisation, de la complexité des systèmes et des documents disponibles. DIAGUIM permet de centraliser la demande et d’organiser l’intervention d’un professionnel qualifié.
Préparez les plans, actes ou descriptifs, factures de travaux, références des isolants, notices des équipements, contrats d’entretien, justificatifs de remplacement des fenêtres, informations sur la copropriété et tout document permettant de caractériser précisément le bâti.
Oui, mais les données non justifiées doivent être traitées selon les règles de la méthode. L’absence de preuves peut conduire à retenir des valeurs par défaut moins favorables. Fournir des documents fiables améliore donc la précision du diagnostic.
La durée varie selon le bien. Un appartement simple peut nécessiter moins de temps qu’une maison ancienne avec plusieurs systèmes, extensions ou zones thermiques. Une visite sérieuse comprend le relevé du bâti, des parois, des menuiseries, de la ventilation, du chauffage et de l’eau chaude sanitaire.
Pour les logements soumis à la méthode 3CL, le classement est fondé sur un calcul conventionnel standardisé et non sur les seules factures de l’occupant. Les consommations réelles restent influencées par les usages, la température de consigne, le nombre d’occupants et la météo.
L’énergie finale est celle effectivement livrée au logement. L’énergie primaire inclut les pertes liées à la production et à l’acheminement. Le DPE utilise notamment l’énergie primaire pour établir l’étiquette énergétique, avec des coefficients qui dépendent du vecteur énergétique.
Le rapport présente une étiquette énergie et une information climatique liée aux émissions de gaz à effet de serre. La classe finale du logement résulte du plus mauvais des deux niveaux, selon le principe du double seuil.
Cette expression désigne généralement un logement classé F ou G. Ces classes entraînent des obligations renforcées, des restrictions progressives en location et, dans certains cas de vente, l’obligation de fournir un audit énergétique réglementaire.
En métropole, un logement classé G ne satisfait plus au critère de performance énergétique de la décence depuis le 1er janvier 2025, sous réserve des règles précises, exceptions et situations transitoires applicables. Une analyse du bail, du territoire et du bien reste nécessaire.
Le calendrier national prévoit un seuil de décence allant de A à E à compter du 1er janvier 2028 en métropole. Les logements classés F seront alors concernés, sous réserve des évolutions législatives et des exceptions prévues.
Le calendrier national prévoit un seuil de décence allant de A à D à compter du 1er janvier 2034 en métropole. Il convient de vérifier les règles territoriales particulières et les textes applicables à la date du bail.
Non. Les échéances de décence énergétique et certaines obligations collectives suivent des calendriers adaptés en Guadeloupe, Martinique, Guyane, à La Réunion et à Mayotte. Le contexte climatique et réglementaire doit être vérifié territoire par territoire.
En métropole, l’obligation est étendue depuis le 1er janvier 2026 aux copropriétés d’au maximum 50 lots, après les immeubles en monopropriété et les copropriétés de plus grande taille. Des calendriers spécifiques existent pour les territoires ultramarins.
Le DPE individuel porte sur un logement ou un lot. Le DPE collectif évalue l’ensemble d’un bâtiment d’habitation collective, parties communes et systèmes collectifs compris. Le résultat collectif ne remplace pas toujours le DPE individuel requis pour une transaction.
Le DPE classe le logement et formule des recommandations. L’audit énergétique approfondit l’analyse et propose des parcours de travaux chiffrés et cohérents. Dans certaines ventes de logements énergivores, l’audit réglementaire est obligatoire en complément du DPE.
En métropole, il concerne notamment la vente de maisons individuelles et d’immeubles en monopropriété classés E, F ou G, selon le calendrier légal en vigueur. La classe D doit entrer dans le dispositif à compter du 1er janvier 2034, sauf évolution des textes.
Non. Le DPE fournit une estimation conventionnelle basée sur des hypothèses standardisées. Les dépenses réelles varient selon les usages, les abonnements, les prix de l’énergie, le climat, l’entretien et le nombre d’occupants.
Oui. Commencez par demander au diagnostiqueur les données d’entrée, justificatifs et explications. En cas d’erreur persistante, une réclamation peut être adressée à son organisme certificateur, à son assureur ou aux voies de médiation et de recours appropriées.
Certaines actions comme le réglage du chauffage, la calorifugation ou l’amélioration de la ventilation peuvent être utiles, mais un changement de classe nécessite souvent une stratégie globale : isolation, menuiseries, ventilation et systèmes performants. Il faut éviter les travaux isolés qui créent des désordres.
Ce n’est pas systématiquement obligatoire immédiatement, mais un nouveau DPE peut être pertinent pour valoriser l’amélioration obtenue, sécuriser une vente ou une location et actualiser les données du logement. Les justificatifs de travaux doivent être conservés.
Oui, lorsqu’elle est présente et dans le périmètre de la méthode applicable. Le diagnostiqueur relève les systèmes fixes de refroidissement, leur génération, leur distribution et les caractéristiques utiles au calcul.
Oui, selon les règles de la méthode et les caractéristiques de l’installation. Le diagnostiqueur doit pouvoir identifier les équipements et disposer de justificatifs fiables pour renseigner correctement la production.
Oui, les annonces de vente et de location doivent comporter les informations réglementaires relatives aux classes énergie et climat, ainsi que certaines mentions renforcées pour les logements très énergivores.
Cette mention doit apparaître dans les annonces lorsque le logement est classé F ou G, conformément aux règles applicables. Elle informe immédiatement le candidat acquéreur ou locataire de la performance énergétique du bien.
Il peut être requis lors d’une vente et, selon la nature de la location, lors d’une mise en location. Certaines exceptions concernent notamment les bâtiments destinés à être utilisés moins de quatre mois par an, sous réserve des conditions réglementaires précises.
Oui, un DPE construction est prévu lors de l’achèvement de certains bâtiments neufs ou extensions. Sa méthode et ses données diffèrent du DPE d’un logement existant.
Des DPE spécifiques existent pour les bâtiments ou parties de bâtiments autres que d’habitation. Le périmètre, la méthode, les modèles de rapport et les obligations varient selon l’usage et la transaction.
Vous renseignez le bien, le projet et vos disponibilités. DIAGUIM qualifie la demande, facilite l’affectation à un diagnostiqueur adapté, centralise les informations utiles et accompagne le suivi jusqu’à la remise du rapport.
Non. Le diagnostic est réalisé et signé par un professionnel certifié et assuré. DIAGUIM structure le parcours, la mise en relation, la préparation de mission et le suivi opérationnel.
Oui. Pour une vente ou une location, il est souvent plus efficace de regrouper les diagnostics requis dans une même intervention : amiante, plomb, gaz, électricité, état des risques, termites selon la zone et autres contrôles applicables.
Rassemblez les preuves avant la visite : factures détaillées, devis acquittés, fiches techniques, photos datées, attestations d’entreprise, documents de copropriété et permis. Les documents doivent permettre d’identifier clairement le logement et les caractéristiques déclarées.
Oui, un DPE logement valide doit être transmis à l’ADEME et comporter un numéro d’identification. Un rapport sans numéro ADEME ne doit pas être considéré comme un DPE réglementaire finalisé.
Sources officielles et références
Réglementation et informations vérifiées pour la mise à jour éditoriale du 20 juillet 2026. Les textes peuvent évoluer : contrôlez toujours leur version en vigueur au jour de votre projet.